CHAPITRE III Restauration du culte à Paris
I. l.c culte renaît avec éclat à Paris. — Dans la capitale plus de liberté qu'en province. — Églises rendues par les pouvoirs publics. — Preuves multiples de l'enthousiasme religieux de la population. — II. Statistique des temples et oratoires ouverts de ijgS à 1797. — III. On s'efforce de rendre au culte toute la splendeur d'autrefois. — Grandes cérémonies. Catéchismes. — Evêques qui officient pontilicalement. — IV. Recrutement du clergé nécessaire à ce service religieux. — Plus de 3oo prêtres présents à Paris. — Part des constitutionnels qui ont les faveurs de la Convention plus que de la municipalité, mais qui voient beaucoup des leurs se rétracter. — V. Comment les catholiques profitent de la liberté.
— Reconstitution d'un petit budget et dons divers. — Les sociétés civiles auxquelles ont été remis les temples rendent des services, mais ont une tendance à dominer. — VI. Diflicultés créées par l'intrusion des Théophilanthropes, des « Décadaires ». — Néanmoins succès triomphal du culte.
— Aspect chrétien que prend Paris. -- Premières communions. — L'élan paraît irrésistible.
C'est peut-être à Paris que la résurrection du culte fut la plus éclatante de 1795 à 1797. Aussi bien la liberté religieuse ne fut-elle à cette époque nulle part plus grande en France que dans la capitale. En conséquence de la loi du II prairial an III (3o mai 1795), la municipalité, élargissant encore le décret qui n'accordait qu'une église par arrondissement, décida, le 8 juin, d'en ouvrir quinze, à savoir : Saint- Thomas -d'Aquin, Saint-Sulpice , Saint- Jacques du Haut-Pas, Saint-Étienne du Mont, Notre- Dame, Saint-Médard, Saint-Rocli, Saint-Eustache, Saint-Germain -l'Auxerrois, Saint-Merry, Saint-Nicolas des Champs, Saint- Gervais, Saint -Philippe du Roule,