Deramecourt, op. cit., t. 1, p. 253-3o
7. Le Grand, op. cit., et notice publiée dans VAmi de la religion, 1814, p. 127-128.
LES ÉVÈQUES ET l'iNSTRUCTION PUBLIQUE 4^1
prélat avait établi iiiie rente de mille francs à distribuer aux paysans qui hésitaient à se priver de leurs enfants pour les envoyer au collège. C'était une prime à l'instruction, d'ailleurs absolument gratuite. M. de La Marche fat payé de tant d'efforts. Sa maison comptait quatre à cinq cents élèves en 1789. L'évêque de Chartres, M. Rossetde Fleury, allait réaliser de vastes projets quand il fut enlevé par la mort^ Le dernier évêque de Dol, M. de Hercé, prit un soin extraordinaire des étabKssements secondaires, les multipliant jusque dans les petites villes. Le collège de Dol compta un élève de marque, Chateaubriand, qui nous a laissé, dans ses Mémoires d' Outre-Tombe, une description attachante des années qu'il passa dans cette maison-.
Lorsqu'on rend de pareils services, on a le droit de parler haut. Un édit, tel que celui de 1768, a beau réduire l'évêque à la simple présidence d'un bureau, qui peut le mettre en minorité ; la force des choses, la grandeur de son crédit, la nécessité de son intervention, rendent son rôle prépondérant. L'histoire de l'enseignement secondaire.