‹ L'ancien clergé de France [microform]Chapitre 194 sur 354 · Collect. Ecclés. IX · texte numérisé non relu

Collect. Ecclés. IX

fait à leur roi, ne se donnèrent-ils point comme soldats de l'Eglise pour mieux venger la monarchie ?

Mirabeau ne manqua pas de les accuser « de manœuvres de contre-révolution », de pousser au « renversement de la constitution », de chercher à « faire haïr les persécuteurs du christianisme dans les fondateurs de la liberté ^. » Grégoire disait aussi: «De faux patriotes ont fondé sur ces disputes l'espoir d'une contre-révolution. » Cédant alors à une belle indignation contre ceux qui pouvaient méditer un tel forfait, Grégoire leur portait un solennel défi ^. Mais point n'était besoin d'emboucher la trompette épique pour célébrer la résistance invincible que la France était prête à opposer aux ennemis de la constitution. « Le pouvoir des pasteurs est spirituel, disait l'abbé de Montesquiou ^. Ils ne peuvent rien sur la terre, et je déclare que nous ne demandons rien. » Il ne s'agissait point alors pour le clergé de contre-révolution ^. Sans doute les évêques restaient très attachés au roi ; mais ils faisaient de la constitution civile du clergé une question religieuse et non politique. Ils tiennent à protester qu'ils n'obéissent point ici à des considérations humaines. « L'Eglise, dit l'évêque de Blois, a reçu ordre de

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