Chapitre P"^. Etat d^ esprit de l'épiscopat en
I. Terrible épreuve qui attend les évêques. — Ils vont porter le deuil de l'Eglise et de la monarchie. Abîme entre l'idéal monarchique de l'ancien régime et les principes de 1789. Marche en avant de l'épiscopat, pourtant si attaché au roi. — Fier et libre langage de l'assemblée du clergé en 1788. — Le ton des évêques s'accentue encore aux assemblées bailliagères . • — Talleyrand à
506 TABLE DES MATJÈRES
Autun, — Mot de Boisgelin : Il.ne faut pas se séparer de la nation.
— 11. Il y avait cependant deux tendances dans l'épiscopat. — Mandements alarmés des archevêques de Paris (Juigné), de Lyon (Marbenf), de l'évèque de Glermont (Bonal). — Libéralisme de l'archevêque de Bordeaux. — Lesquels avaient raison ? — Les événements justifièrent les alarmés. — Mais nécessité pour les Etats de transformer les institutions politiques avec les transformations de l'esprit public. — Avantages pour l'église d'être plus en contact avec la nation. — Du reste, môme les évèques' timorés ac(^eptaient, en 1785), les principes essentiels des gouvernements modernes 125