Chapitre IL Résistance de Vépiscopat
I. C'était une question de vie ou de mort, pour l'Eglise de France, de faire échouer la constitution civile. — D'où viendra la résistance ? — Ce n'est pas du peuple qui ne comprend pas toute la portée de la question.et est hostile à Rome dans ses cahiers. — II. Comment les 2 curés, peu chauds pour le pape, très mêlés à la Révolution, auraient
opposé difficilement, malgré leur foi, une barrière infranchissable.
— Mais ils commencent à se dégriser. — Halte dans leur enltousîasme pour la Révolution. -7^ III. Les évêques sauvèrent la situation. -^ Comment on a travesti les motifs de leur résistance. — Ils n'agirent pas par intérêt, par dépit d'avoir perdu leurs biens. — Leurs fières déclai-alions sur ce point. — Ils n'agirent pas par politique. — On les accuse de contre-Révolution. — Ils prolestent que l'Eglise est étrangère à la politique. — Ils ont prêté et offrent de renouveler le serment civique. — IV, C'est l'Etat qui fait de la religion, et non l'Eglise de la politique. — Difficultés de la Révolution, comme des monarchies, à admettre la distinction du spirituel et du temporel. — Imprudence de cette invasion dans le domaine de la conscience. ^ — Les passions politiques aggravéespar les querelles religieuses. — Les meneurs se défendent, mais en vain, d'avoir touché au spirituel. — Comment les églises, les chaires, sont envahies par la lecture des décrets de la Constituante.
— Y. S'il est vrai que les évêques n'agirent que par honneur, à défaut de conviction. — Mot de l'archevêque de Narbonne à la Fayette. — Ce qu'est l'honneur pour un prélat. — Preuves que l'épiscopat agit par esprit de foi et pour défendre la constitution de l'Eglise. — Comment l'honneur était compris ici par Burke et M. de Boisgelin ." . 348