Chapitre III. Lutte suprême de l'Eglise gallicane pour
le pape.
I. Le pape était l'enjeu de la latte. '■ — Les meneurs présentent le pape comme un simple évêque et Somment l'épiscopat de reprendre son indépendance. — ^ Tout à l'Eglise primitive. — Erreur de vouloir ramener à l'enfance une constitution d'homme fait, une Eglise centralisée. — II. Combat des évêques pour l'unité. — Dans la lutte, leur cœur s'enflamme pour Rome qui n'a jamais été à pareille fête. — Ils combattent pour le pape, en quelque sorte sans le pape. — Ils s'étonnent et s'impatientent de son silence. — III. Cependant l'épiscopat reste gallican et fidèle à la déclaration de 1682. — Il dit les libertés gallicanes compatibles avec son attachement profond à l'unité. — Fleury souvent cité. — Bossuet ressuscite pour mener le combat. — Constants emprunts à ses formules, à sa langue souveraine. — Il a la gloire, après cent ans, d'être pour la seconde fois le rempart de l'unité. — - La Sorbonne s'associera à ses efforts. — Mais l'épiscopat a beau rester dans la tradition française, cette lutte suprême pour le pape, les mesures prises par l'assemblée contre les évêques, vont - porter au galli.îd- ' iiisme une profonde blessure 37U
Chapitri: IV. Modération exti'ême de l'épiscopat.
I, Les évêques disposés aux plus grandes concessions. — La solution de Mgr de La ïour-du-Pin. — Combien juste était la demaiule formulée par l'épiscopat de se concerter avec l'autorité spirituelle en matière. spiiùtuelle. — Conduite des archevêques de Vienne et de Bordeaux. — Défaillance de M. de Cicé, — Relire très large de M. de Boisgelin au pape, — II. Comment on peut présumer qu'un concile national eût accepté, non seulement la réduction des diocèses, mais encore un m.ode d'élection, une transformation profonde des chapitres et des conseils épiscopaux, des synodes périodiques. -- L'évêque de Perpignan offre déjà d'entrer dans cette voie. — L'évêque de Saint-Claude, dans un mandement étonnant, appelle les curés à. délibérer en synode. — Enfin, les évêques siégeant à la Constituante, donnent une preuve suprême
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de leur conciliation, en offrant en corps leur démission au pape.
— Comment ils se sacrifient eux-mêmes pour faciliter le rétablissement de la paix dans l'Eglise de France. — Admirable langage.
— La grande difficulté de la constitution civile était l'institution canonique des évèques.qui est un des droits de la primauté ponti- •ficale. — Les évêques, sans Touloir prendre partie, insinuent que
le pape pourrait céder celle prérogative aux métropolitains. — III. Temporisalion de Pie VI, — Il est pressé d'intervenir par les évêques de France et les cardinaux de Rome. — Extrême prudence de la papauté, à laquelle on avait reproché d'avoir perdu l'Angleterre par trop de précipitation. --Il était habile de laisser se former un mouvem.ent de résistance en France. — Gomment Louis XVI consulte Rome et agit sans attendre la réponse. — Les événements se précipitent et rendent toute conciliation impossible. — Bref du pape portant condamnation de la constitution civile. . . 395