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RIVE GAUCHE

X" Arrondissement : Saint-Thomas-d'Aquin, temple officiel, ouvert le iSjuin 1795 ; Oratoires des Missions étrangères, ouvert en avrili^gS, de Vabbaye dé Saint-Germain, ouvert le j mars 1 jgS. La fêle dé Pâques est célébrée à l'Abbaye-aux-Bois en 1797. L'ancien curé du Gros-Caillou ne put faire rouvrir son église, mais trouva moyen d'arriver jusqu'aux fidèles, comme le prouvent les registres de baptêmes de la paroisse de 1395 à 1800. Dans trois sections seulement on compte 44 prêtres. — XI" Arrondissement : Saint-Salpice, temple officiel, aux constitutionnels jusqu'en 1802. M. de Pancemont, curé légitime rentré en ijgS, s'établit à l'église de Vinstruclion chrétienne, rue du Pot-de-fer (rue Bonaparte). Oratoire de Saint- Côme, ouvert le 20 mars T790. Malgré la demande de plusieurs prêtres et des habitants qui se plaignent de n'avoir dans l'arrondissement, avec le Temple-Salpicc, qu'une infinité de petits oratoires, on ne peut obtenir l'ouverture dé l'église de Saint-André-des-Arts. Saint-Benoît, ouvert par l'ancien curé de Saint-Hilaire, subit, en IJ98, les tracasseries de la police, ainsi que V Eglise des Carmes rachetée, en 1797 par M"" de Soyecourt. — X1I« Arrondissement: Saint-Etienne du Mont, temple officiel, ouvert en ijga; Saint- Jacques du Haut-Pas, temple officiel, ouvert le 24 juin 1793 ; Saint-Médard, temple officiel, ouvert le 19 avril 1795. L'ancien curé, l'abbé Dubois, ayaint abdiqué la carrière ecclésiastique, le nouveau curé fut l'abbé Bailliet. Le premier acte de baptême, du 10 mai 179"), est signé de J.-B. Royer, évêque de l'Ain. Saint-Marcel est mentionné comme ouvert à Pâques 1797. 11 y a à Saint-Nicolas du Chardonnet des actes de catholicité du 7 juin 1795 au 8 avril 179S. Citons comme oratoires particuliers du Xlh arrondissement, rue des Postes, les chapelles du séminaire des Eadistes, avec 5 prêtres, et du Saint-Esprit, avec 10 prêtres, ouvertes en mars 1790 ; l'oratoire de la' Maison de la Vache-Noire, rue Saint-Jacques. La population ne put obtenir l'ouverture de Saint- Victor. On signale, en 1798, un oratoirei rue Copeau, en face de" la rue de la Clef. Il est prouvé par cette simple statistique qu'en floréal an IV, au moins 3oo prêtres exerçaient le culte à Paris dans un grand nombre d'églises et d'oratoires bien connus de la police. Il y avait, en outre, beaucoup d'ecclésiastiques qui, pour se soustraire a la déportation, disaient secrètement la messe de maison en maison. • ■

I. Un rapport de police du 7 mars 1795 constate que « l'oflice catholique » a été célébré à Saint-François, au Marais, « avec autant de cérémonie que ci-devant ». Le peuple désire l'éclat du culte. Le 4 juJn 1796, les officiers de paix « annoncent avoir entendu dire à plusieurs personnes, comme par forme de regret : « Où est le temps où on voyait des tâpis- « séries .et des processions ?» — « Les matines de Noël s'officient à grand chœur à Saint-GermainJ'Auxerrois ; les portes de l'église sont ouvertes. Il y a beaucoup de monde. » Arch. nat., F', c. ni. — Aulard, op. cit., I, 539, 766 ; II, 28, 3o, 562.

commencent d'ordinaire en 1795, constatent la réception des sacrements, surtout du baptême et du mariage. On y trouve la preuve d'une sollicitude pastorale toujours en éveil pour les moindi'es détails de l'administration spirituelle et temporelle. Dans les principales circonstances, les curés font appel, malgré les difficultés des temps, à quelque grand personnage ecclésiastique pour rehausser l'éclat des fêtes. Vers la fin de 1796, M. de Barrai, ancien évêque de Troyes, apparaît en pontife dans la ci-devant église des Minimes et donne la confirmation à environ six cents personnes. L'évêque de Saint-Papoul, M. de Maillé La Tour-Landry; qui était resté en France au péril de sa vie, se prodigue hardiment, fait à cette époque plusieurs ordinations, consacre les temples profanés, célèbre en grande pompe la Saint-Sulpice à l'église de V Instruction chrétienne (p& janvier 1897). Les évêques'constitutioimels qui habitent Paris comme députés ne veulent pas rester en arrière. Ils viennent deux, en 1796, rehausser par leur présence la Fête-Dieu à Saiht-Médard. Saui*ine, évêque des Landes, officie pontificalement, tandis que Royer, évêque de l'Ain, prêche à la messe et à vêpres. Plus solennelle encore fut la prise de possession de Notre- Dame par les prélats constitutionnels, le i5 août de la même année^.

I. Le Courrier républicain du 12 fructidor (29 août 1797) dit : « L'évêque de Saint-Papoul s'occupe dans cette ville de la consécration des églises qui ont été abîmées et qui ont servi d'assemblées aux brigands. lia consacré aujourd'hui l'église des ci-devant Carmes, rue de Vaugirard. » On lit dans la Gazette française du 29 thermidor an III : « On a célébré hier (i5 août 179») avec beaucoup de pompe, dans l'église Notre-Dame, la fêle de l'Assomption. Avant la messe, l'église a été solennellement purifiée et bénie. Des rideaux cachaient les mutilations qui sont innombrables. Une foule immense de peuple assistait à cette cérémonie. » — Emery à Bausset (4rc/iipes E.MERY, t. VI.), i8 novembre 1896 : « L'ancien évêque de Troyes a consenti à donner publiquement la confirmation dans l'église des Minimes. Il a eu la force de confirmer 600 personnes. » — 4 juin 1797^ : et Voilà quelques semaines que M. de Maillé (évêque de Saint-Papoul) n'a pas un jour où il ne soit chargé de faire quelque cérémonie. » — 12 juin 1797 : « M. de Saint-Papoul a fait publiquement l'ordination aux Blancs-Manteaux. Il y avait 56 ordinands.. Il fera encore une ordination jeudi et dimanche suivant. »

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