‹ L'ancien clergé de France [microform]Chapitre 34 sur 354 · ÏDO LES EVEQUES EN PAYS D ETATS · texte numérisé non relu

ÏDO LES EVEQUES EN PAYS D ETATS

l'ouvrage de son zèle et de ses soins. » M. de Fumel, évêque de Lodève durant les quarante années qui précèdent la Révolution, use de son crédit aux Etats de la province pour rendre d'immenses services à son diocèse. La ville, avec ses murs ornés de tourelles et de créneaux, dominés ]3ar la cathédrale, véritable forteresse, et par le eh-âteau de Montbrun dont la tour portant l'oriflamme semblait menacer le ciel, ressemblait encore à une cité du moyen âge. Le prélat, comprenant les nécessités des temps nouveaux, ouvre Lodève au commerce et aux arts. Sur l'emplacement des vieux murs il trace de larges artères qui ont formé les boulevards ; à travers le cloître à demi ruiné de l'abbaye de Saint-Sauveur, il fait percer la belle avenue qui descend de la cathédrale à l'hôpital actuel. Enfin, il fait passer de belles routes là où auparavant les transactions s'opéraient péniblement à dos de mulet*.

C'était un bonheur pour les villes d'être le siège d'un évêché. Alais n'est j)as moins redevable que Lodève à ses évêques du xviii^ siècle, les d'Avejan, les Beauteville, les Balore, les Bausset. M. de Boisgelin pouvait écrire au sujet d' Alais en 1785 : Le palais épiscopal, « et cette ville et le pays même, semblent avoir été créés par un seul homme, un homme d'esprit, aimable, qui avait mis tous ses talents à faire des choses utiles et de bon goût. C'était M . d' Avej an, évêque d' Alais . Sa mémoire est encore adorée, et ses successeurs jouissent de ce qu'il a fait^ ». Ceux-ci s'inspirent de son exemple. Le dernier évêque, M. de Bausset, obtient du roi une belle école pour la marine, recherche avec les principaux habitants du pays les moyens de porter l'aisance et la civihsation dans les montagnes, use enfin de toute son influence aux Etats pour accroître la prospérité de son diocèse. Son prédécesseur, M. de Balore, avait achevé la cathédrale, élevé des fontaines pubhques, construit le quai des États, protégé la ville contre le Gardon et favorisé d'autres améliorations urbaines. Déjà, M. de Beauteville avait tant fait pour ce pays qu'il reçut

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