‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 105 sur 324 · IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi · texte numérisé non relu

IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi

part de très riches ornements ; mit son lot en sûreté et partit d'Agde pour Nice le 8 août 1792.

Il se rendit par mer (22 septembre suivant) dans la capitale de la catholicité, où il vit le cardinal de Bernis, ambassadeur du roi. Son Eminence le reçut avec bonté, le reconnut pour un de ses parents et se chargea de son entretien. La mort du Cardinal et les troubles survenus en Italie le déterminèrent à revenir secrètement en France,où l'on jouissait en ce moment d'un calme relatif.

Son premier soin fut de se présenter à Mgr de Saint-Simon, qui n'avait pas encore été chassé d'Agde. Il reçut de lui la permission d'user des mêmes aliments que sa famille et organisa dans sa maison paternelle un oratoire, sous l'invocation de la Sainte-Vierge et de St-Bruno, destiné à faire des catéchismes et des retraites aux premiers communiants. Il visitait les malades et leur administrait les sacrements, au risque de se faire découvrir et arrêter.

Ses parents, quoique chrétiens, admettaient à la table commune un oncle du P. Chrysostôme, ancien chanoine d'Agde, jureur, dont la rétractation n'avait pas été rendue publique, mais qui respectait beaucoup son neveu et assistait à tous ses exercices religieux; ce qui donnait à espérer un prochain retour.

Un des frères dé Dom Baldy, marié et père de plusieurs enfants, touché de sa vertu, lui servait assiduement la messe, à laquelle assistaient un grand nombre de fidèles. Cette affluencc ne fit qu'augmenter après la promesse de fidélité, signée par le Père, sur l'avis de son Prieur. Demeuré, suivant la mesure du possible, religieux et fidèle observateur de la règle, Dom Baldy considérait sa maison paternelle comme son monastère et n'en .sortait que dans le cas d'une nécessite absolue. Il était présent à Agdc lors de la publication de la loi du ly fructidor an V (5 septembre

A la restauration du culte, il exerça le saint ministère dans son pays

natal avec le titre d'aumônier de Thôpital. Il décéda le 26 août 1817, à Tâge de 68 ans.

Cf. Ms. de l'abbé de Gohin, p. 129 ; — Ms. de l'abbé Gourgon.

BALESTRIEX (Louis),

né le i*"" novembre 1763, à Lansargues. Insermenté. Embarqué à Aiguesmortes pour la déportation, en 1792.

A la restauration du culte catholique, nommé succursaliste à Lansargues et Valergues, avec pension de 260 fr. 60 cent., plus tard curé de Saint-Brès (r' octobre i82o\

BALESTRIEX (Antoine),

né et domicilié à Montpellier, était fils de Pierre Balestrier, cardeur de laine et d'Elisabeth Laçasse. Il entra chez les Capucins, mais en sortit par sentence de TOfEcial de TArchevéché d'Albi et se constitua un titre clérical, à Montpellier, le 4 avril 1772. Il refusa le serment et reçut la promesse d'une pension de 800 livres.

BANAL (Jean),

né à Bouzigues, dans Tancien diocèse d'Agde, prit à l'Université d'Avignon le grade de bachelier en droit et reçut la prêtrise à Montauban. Il devint chanoine et prieur de la collégiale Sainte-Anne, de Montpellier. Son revenu n'était que de 400 livres. Il prêcha dans l'église de la Visitation Sainte-Marie de cette ville,lei6 janvier 1769, pour le 2" jour de l'octave de la canonisation de sainte Chantai. Quelques mois après (3 mai 1770), il fut pourvu de la chapellerie de la Sainte-Hostie, fondée dans l'église Saint-Geniès-des-Mourgues, dont les revenus, déduction faite des charges, lui permettaient d'ajouter la modeste somme de 61 livres aux 400 de son canonicat. Dans ces conditions, il notifia ses grades universitaires au chapitre cathédral de la ville épiscopale (28 mars 1772 et 29 mars 1773). D'autres concurrents, plus titrés que lui, lui furent préférés sans

Page 1