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IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi

port de r Administration centrale de la Lozère (13 germinal an VII, 2 avril 1799), le Directoire exécutif de Paris reconnut que Borcl, inscrit sans désignation particulière sur la liste des émigrés, pensionné et insermenté, était sujet à la déportation. Il décida en conséquence qu'il serait rayé de la liste des émigrés et maintenu sur celle des déportés (12 floréal an VII, i*' mai 1799). Cet ecclésiastique était alors détenu à la Maison d'Arrêt de Montpellier, par suite du jugement de la Commission militaire (4 germinal an VII, 24 mars 1799). L'Administration centrale de la Lozère décida qu'il serait sans retard transféré à l'ile de Ré, sous bonne et sûre escorte.

Borel,lui, n'était pas pressé départir. Dans une pétition qu'il fit parvenir au commissaire du Pouvoir Exécutif près le département de l'Hérault, il exposa que «privé delà liberté depuis quinze mois, et traîné de cichot en cachot, de^Mende à Montpellier, de Montpellier à Nimes, de Nimes à Montpellier, et ayant souffert toutes les vicissitudes..., placé entre la vie et la mort», il était incapable de se mettre en route; il entrait ensuite dans des détails sur la nature de sa maladie qui provenait, selon lui, « de l'air infect des prisons » (4 prairial an VII, 23 mai 1799).

L'accusateur public près le Gard trouvait au contraire que tout retard était inutile, dangereux même. Il écrivait en effet au citoyen Petitguillaume, général commandant la 9""* division militaire, que Borel, « actuellement détenu dans une des prisons de Montpellier jo, avait fait faire par un maréchal-ferrant une pince au moyen de laquelle il devait pratiquer une ouverture dans le mur de la prison et s'évader (5 prairial an VII, 24 mai 1799).

Pendant que la Commission du Gard donnait cet avis, les médecins désignés par l'Administration de l'Hérault examinaient le prisonnier. Suivant leur rapport, celui-ci était atteint de coliques néphrétiques, rendait parfois des graviers mélangés avec des caillots de sang. (Rapport du 6 prairial an Vil, 25 mai 1799).

Il fut donc sursis au départ de Borel, mais on le surveilla. Quinze

V Ancien Clergé du Diocèse de Montpellier.

jours n'étaient pas encore écoulés et la santé du malade semblait s'améliorer. Une lettre du Commissaire chargé des prisons de Montpellier vint mettre fin à cet état de choses. Il écrivait en effet au commissaire du Directoire exécutif près le département de l'Hérault : « Borel, aux momentsde récréation, joue à la paume avec les autres détenus. ». Il en conclut que c( sa maladie n'est pas sérieuse et n'a d'autre but que de lui permettre de préparer son évasion. » (Lettre du 21 prairial an VII, 9 juin- 1799). La décision de l'Administration fut bientôt prise et, le même jour, la gendarmerie reçut Tordre de diriger le réfractaire sur l'île de Ré.).

Arch. de THéranlt, L ijh M[4; — F. Saurel, Hist. rdig, du département de V Hérault, m, 210.

BOS (Charles),

prêtre, né à Vérargues, refusa le si:rment. Arrêté en 1793 et enfermé à la Maison d'Arrêt de Montpellier, il fut conduit par la gendarmerie, en 1794, à Bordeaux, où il devait être embarqué pour la Guyane. Mais, tombé malade, on le transporta du fort de Hâ i\ l'hôpital Saint-André, où il rendit le dernier soupir, le 5 frimaire an III (25 novembre 1794), à l'âge de 49 ans.

Ci. GuiLLON, Les Martyrs de la Foi pendant la Rtvol. franc, t. II, p. 256.

BOSQUET (Joseph'Gabriel),^

né à Béziers, vers 175 1, déporté à Nice le 9 août 1792. A sa rentrée en France, il se vit dans la nécessité de reprendre le chemin de l'exil, s'embarqua à Toulon sur un navire espagnol (9 thermidor an IV, 27 juillet 1796), et se rendit à Bologne. Apres son nouveau retour en France, le Département prit contre lui un Arrêté (2 prairial an VI, 21 mai 1798), qu'il transmit au ministre de la Police générale (22 frimaire an VIII, 12 décembre 1798).

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