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IV. Lt$ Martyrs et Confesseurs de la Foi

La raison de la fuite précipitée du Père Bonnet, c'était sa prochaine traduction devant la Commission militaire, en compagnie de trois autres prêtres réfractaires, détenus dans la Maison de Justice de Montpellier. On supposa que Bonnet était allé chercher un asile dans le département de TAude. Rentré dans le diocèse, l'abbé Bonnet fut nommé, par Mgr Fournier, succursaliste à Puisserguier. Décédé le 25 avril 1843.

Cf. Arch. de l'Hérault. L, 443; — Arch. de TEvcché. Ordo de 1844; — ^g. des Décès.

BONNEVIALLE (Jean-François),

né le 28 avril 1736, prébende au chapitre Saint-Nazaire de Béziers. Signa la lettre à Mgr Nicolay (26 octobre 1790). Refusa le serment; il était domicilié à Ceilhes et sujet à la réclusion. Il prit un passe-port pour se rendre à la Maison de Réclusion, à Montpellier (15 vendémiaire an VI, 6 octobre 1797).

Après la Révolution, plein de zèle, il fut successivement succursaliste à Saint-Saturnin (canton de Gignac) en 1803 ; à Ceilhes et Rocozels, en 1807; et curé du Caylar (i" décembre 1812), après la mort de Guillaume Baldony. Il décéda dans cette dernière paroisse, le 13 avril 1823.

Cf. Arch. de l'Hérault, L. 443; — Arch. de rEvèché; Reg. des Décès.

BONNEVIALLE (Louis-Aman),

prèire de Béziers, insermenté, pension 1,445 1. 13 s. Déporté d'Agde à Nice le II septembre 1792, à Tâge de 59 ans. Après sa rentrée en France, il obtint, à raison de ses infirmités, d'être autorisé à demeurer en réclusion chez son frère, à Béziers (11 ventôse an VI, i'^'" mars 1798).

Cf. Arch. del'Hérauh, L, 443.

VONNIOL (Jacques),

né à Valros, vers 1716. Insermenté, pension 500 1. -— Déporté d'Agde

U Ancien Clergé du Diocèse de Montpellier,

à Nice le ii septembre 1792. — Rentré, il exerça le culte à Villeneuve, en plusieurs occasions. Le 27 ventôse an VI, (17 mars 1798), il fut autorisé à rester chez un de ses neveux, à Villeneuve, reclus sous la surveillance municipale (21 nivôse an VII, 10 janvier 1799); mais comme il s'était de nouveau rendu à Villeneuve, sans en avoir demandé l'autorisation, il fut mis en état d'arrestation par trois gendarmes de Béziers.

L'opération ne fut ni bien périlleuse ni bien difficile, Bonniol avait 82 ans et gardait le lit. Peu de temps auparavant, il était tombé d'une plate-forme, d'environ quatre mètres de hauteur. Tout ce que put faire la force publique fut de le laisser dans son lit, sous la garde d'un gendarme, bientôt remplacé par des gardes nationaux « en nombre suffisant», en attendant la décision de l'Administration centrale. Celle-ci se montra assez tolérante pour ordonner de ne pas transporter à la Maison de Réclusion ce citoyen prêtre, brisé par l'âge et par sa chute toute récente.

C(. Arch de THérault, L; 442 et 443; — F. Saurel, Hist. relig. du départ, de VHérmtU, III, 225.

"BONNIOL (Etienne-Henri'Gaspard),

né à Vias le 28 février 1752, neveu du précédent, curé et archiprêtre de Cazouls. Il refusa le serment qui répugnait à sa conscience. Déporté à Nice le 8 août 1792. Rentré après la loi du 7 fructidor an V (24 août 1797). En 1803, il reprenait sa paroisse de Cazouls-lès-Béziers, où il mourut le 15 décembre 1813, âgé de 61 ans. — Il touchait une pension de 266 fr. 66 c.

Cf. Arch. de l'Hérault, L. 443, et Ordo du Diocèse. — Arch. de l'Evêchc. Livre de 'Ellison de Jacques Duvern, conseiller-correcteur à la]four des comptes de Montpellier, p. 9.

BOREL (François- Urbaili-Hippolyte),

ecclésiastique de la Lozère. Si nous le mentionnons ici, c'est à cause de son séjour dans la Maison d'Arrêt de Montpellier. Sur le rap

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