‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 125 sur 324 · IV. L^s Martyrs et Confesseurs de la Foi · texte numérisé non relu

IV. L^s Martyrs et Confesseurs de la Foi

"BOURGUIGNON (Joseph-'Philihert), surnommé Saint-Martin,

simple clerc tonsuré de Saint-Pons, déporté par la loi du 26 août 1792,56 rendit en Espagne. Revenu dans son pays à la suite de la loi qui rappelait les ecclésiastiques déportés, il tomba bientôt sous la loi du 19 fructidor an VII, qui rapportait la première et se trouva de nouveau dans la nécessité de sortir du territoire Français. On l'autorisa cependant à demeurer chez son frère, à Saint-Pons, en réclusion, avec défense très expresse de communiquer avec n'importe qui (4 vendémiaire an Vil, 25 septembre 1798).

On le considérait comme ancien émigré. Bourguignon s'en défendait et demandait à être délivré de la surveillance. Barthès, sous-préfet de Saint-Pons reconnaissait le bien fondé de ces réclamations. Il écrivait en effet au Préfet de l'Hérault, Nogaret, sous la date du 25 floréal an Vm (15 mai 1800) : « Le nommé Bourguignon n'était parti de Saint- Pons pour se rendre en Espagne qu'en vertu d'un Arrêté du mois de juillet 1792, qui obligeait tous les prêtres et ecclésiastiques à sortir de France, dans un court délai, et à cet égard il lui fut donné un passe-port par la Municipalité de Saint-Pons, motivé par ledit Arrêté.»

Cf. Arch, de l'Hérault, L, 44} et 443 Us,

"BOURGUY {Jean),

chanoine de Lodève, prêtre, déporté d'Agde à Nice, le 11 septembre 1792. Rentré. L'Administration de Lodève le déclare sujet à la réclusion (9 vendémiaire an VI, 30 septembre 1797), et quelques jours après le Département décide son arrestation (15 vendémiaire, 6 octobre). On l'accusait de tenir chez lui de grandes réunions. Bourguy est arrêté et conduit, malgré ses 80 ans, dans la Maison d'Arrêt de Montpellier. On finit cependant par accepter la caution d'un ancien confrère, en qui l'on avait confiance, en sa qualité de constitutionnel, et on l'autorisa à sortir de prison (26 thermidor an VIII, 14 août 1800).

U Ancien Clergé du Diocèse de Montpellier.

Il reconnaît RoUet pour évêque légitime (13 messidor an X, 2 juillet 1802).

Cf. Arch. de l'Hérault. L,

BOUSQUET (Jean),

curé de Bassan, né à Bédarieux, le 5 avril 1740, déporté d'Agde à Nice, le 5 septembre 1792. Il passa cinq ans en Italie et rentra en France. Il habita d'abord Plaissan (12 vendémiaire an VI, 3 octobre 1797), et se vit bientôt dans la nécessité de reprendre le chemin de l'exil. Cette fois muni d'un passe-port, il partit pour l'Espagne (25 vendémiaire an VI, 16 octobre 1797).

A son retour il obtint l'autorisation de résider à Bédarieux ; mais à cause de ses infirmités, il demanda à revenir à Plaissan (14 germinal an VI, 3 avril 1798). A raison d'un ulcère scrofuleux, il adressa une pétition à l'Administration centrale pour être admis a transférer son domicile chez son frère, à Bédarieux. On le lui permit (27 fructidor an VII, 13 septembre 1799). Accusé de fanatisme et de superstition, « dont-il répandait les poisons dangereux dans tout l'Arrondissement de Bédarieux », le Département ordonna de l'arrêter et de le traduire à Montpellier.

En 1807, ^o\xs le retrouvons curé de Plaissan et Cabrials, jouissant d'une pension de 333 fr. 33 c. Le 17 février 1808, il était nommé curé de Bassan. Décédé le 24 décembre 1824.

Cf. Arch. de l'Hérault, L, 443 ; — Arch. de FEvêché. Reg, des Décès et Ordo du diocèse pour iSoy .

BOUSQUET {Louis),

ex-Bénédictin, de Servian, déporté d'Agde à Nice (7 septembre 1792). Rentré. Reçut Tordre de quitter de nouveau le territoire de la République (29 vendémiaire an VI, 20 octobre 1797). Il fut pourtant autorisé à

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