CHRYSOSTOME
père Capucin d'Agde, émigré en Espagne dans un couvent de son ordre, près de Manrèze.
Cf. Ms. de Tabbé Gourgon.
CIFFRE,
Bénédictin de l'abbaye de Joncels, reclus à Montpellier.
Cf. Arch. dePHérault. 3e %eg. des Dejib, du 'District de Monlpellier, p. 393. Etal des prêtres reclus (16 germinal an II, 5 avril 1794).
CLAPARÈDE (Jean-Baptiste),
curé de Saint-Bauzile-de-Putois, né à Viols le 8 mai 1739, fils de Baptiste Claparède, ménager, fit ses études au séminaire de Montpellier. Il reçut son titre clérical (100 1.) le 19 mars 1762. Pourvu de la cure de Saint-Bauzile-de-Putois, par démission de Jean-François Lavabre (5 décembre 1773). Comme il avait refusé le serment, il était sujet à la déportation ; mais il avait eu le soin de disparaître au 18 fructitor.
IJ Ancien Clergé du Diocèse de Monlpellier.
En 1803, il était de nouveau curé de Saint-Bauzile -de-Putois, avec une pension de 333 33. 11 mourut lé 8 juin 18 16, âgé de 77 ans.
Arch. de l'Hérault. L, 443.
CLAPIÉS {Antoine),
vicaire à Bessan, né dans cette même localité le 25 mars 1767. Pris sous la protection de son oncle, M. de La Suberterie et élevé par ses soins, il fut placé au collège clérical d*Agde et, après ses premières études, admis à faire son cours de philosophie et de théologie, dans la même maison. Il reçut la prêtrise des ;iiains de Mgr de Saint-Simon, au mois de septembre 1790. Envoyé au«^sitôt comme vicaire à Bessan, son pays natal, M. Mazuc, curé de cette paroisse, charmé de recevoir ce pieux auxiliaire, le regarda comme son fils et se fit un bonheur de diriger ses premiers pas dans la carrière sacerdotale.
Mais le Seigneur les sépara et leur ouvrit à tous deux des voies différentes. M. Mazuc partit pour l'Espagne et Tabbé Clapiés résista courageusement à la persécution. Il le fit avec une telle fermeté qu'on craignit un instant pour sa vie, dans l'église même. Obligé de se cacher, le jeune prêtre trouva un asile dévoué dans une maison où personne ne soupçonnait sa présence. La prudence lui fit un devoir de ne pas exposer plus longtemps ses bienfaiteurs et, le 8 août 1792, il s'embarqua à Agde et vint aborder au Port-Maurice, situé au-delà de Nice, tombée au pouvoir de l'armée française. Il se rendit ensuite à Népi, où ses parents lui faisaient passer, par des voies indirectes, les secours dont il avait besoin dans son exil, surtout à cause de la délicatesse de sa santé. Atteint d'une affection de poitrine, il succomba sur la terre étrangère, humble et jeune confesseur de la Foi, le 21 janvier 1796; laissant après lui le parfum d'une vie toujours exemplaire. Il n'avait pas encore 29 ans accomplis!
Gf. Ms. de Tabbé de Gohin, pp. 69-71 .
ÇLAUSON,
prêtre, détenu dans la Maison d'Arrêt de Montpellier, du 28 octobre 1792