‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 148 sur 324 · IV. Les Martyrs et Confesseurs de la FôL · texte numérisé non relu

IV. Les Martyrs et Confesseurs de la FôL

au 15 avril 1793, en fut extrait pour être conduit à Bordeaux, de brigade en brigade, et de là être transporté à Cayenne, recevant 3 livres par jour.

Cf. Arch. de l'Hérault. L, 440.

CL A VEL (Jean-Baptiste-Louis) ,

rétractant, sujet à la déportation, demeurant à Aigne, canton d'Olonzac (10 vendémiaire an VI, i^r octobre 1797).

En 1803, succursaliste à Félines, canton d'Olonzac.

Cf. Arch. de THérault. L. 443.

CLATERIE (Jean-Chrysostome),

domicilié à Nissan, 80 ans, sujet à la réclusion (9 vendémiaire an VII, 30 septembre 1797).

Cf. Arch. deTHérault. L, 443.

COLLARD (Jean-Baptiste), .

né à Metz, en Lorraine, le 19 octobre 1756, dans la palais épîscopal, où TEvêque avait appelé son père pour présider à la construction de plusieurs, travaux importants, passe de Metz à Agde, à l'âge de 10 ou n ans, à la suite de son père. Mgr de Saint-Simon, parent de Tévêque de Metz, attira chez lui la famille CoUard qu'il connaissait et estimait. Un de ses premiers soins fut de donner au jeune Jean-Baptiste une place dans son collège clérical et ensuite dans son séminaire. Après avoir demandé pour lui à lévêque de Metz, successeur de M. de Saint-Simon, Texcorporation du jeuue CoUard, il lui conféra tous les ordres, y compris la prêtrise et le nomma son secrétaire, et plus tard le pourvut d'une hebdomade des vivants, dans sa cathédrale, l'ayant pour commensal jusqu'à l'époque où il fut chassé de son diocèse.

Le secrétaire hebdomadier, refusa le serment, après avoir reçu la promesse d'une pension fixée à 1,246 livres, 12 sous. Il habita d'abord

avec son père dans une maison achetée par celui-ci. Obligé de quitter sa famille pour se rendre en pays étranger, il partit pour Nice, le 8 août 1792, avec un grand nombre d'autres prêtres du diocèse, et comme eux, il se vit bientôt dans la nécessité de se retirer devant les troupes de la République. Secouru par le comte et la comtesse d'Artois, à Turin, il ne jouit pas longtemps de cetle protection, car peu après il dut abandonner ce généreux asile et même le Piémont et la Savoie. Contrarié de tous ces déplacements, il résolut de rentrer en France et put y arriver sans être inquiété. Rendu au sein de sa famille, à Agde, il s'y tint soigneusement caché ; mais il finit par s'ennuyer de sa solitude et accepta la proposition que lui fit un bon catholique du diocèse de venir habiter chez lui en qualité de précepteur de ses enfants. Dieu semblait garder la langue de ses jeunes élèves, ce qui lui permit d'exercer secrètement le saint ministère. A un moment où les affaires publiques présentèrent un peu de calme, Tabbé Collard se rendit à Agde pour recevoir le dernier soupir de son vieux père et s'occuper des intérêts de sa nombreuse famille. Pendant sa présence à Agde, il visita plusieurs localités voisines, travaillant en secret au salut des âmes. La publication de la loi du 19 fructidor an V (5 septembre 1797) surprit à Agde l'abbé Collard, dans les exercices de son zèle. Il avait alors 41 ans et se vit dans la nécessité de disparaître de nouveau. Dans la suite, il souscrivit un des premiers la promesse de fidélité.

En 1803, curé de Cette, sa pension était de 266, 56. A la mort de l'abbé Jean-Baptiste-Antoine-Pascal Dauby, l'abbé Collard reçut le titre de curé de Saint -Etienne d' Agde (i" juin 1810). Décédé le 25 novembre

Cf. Ms de l'abbé de Gohin, p. 112 ; — Arch. de TEvêché, '^eg, des Décès,

COMBES {^Alphonse-'Bernard de La),

ecclésiastique de Béziers, 23 ans, déporté d'Agde à Nice, 9 août 1792.

Page 1