IV. Lts Martyrs et Confesseurs de la Foi
contre le tronc d'un vieil ormeau qui le couvrait de son ombre, les entretenir de l'avenir de l'Eglise, leur parler des combats qu'elle aurait à soutenir. Il revenait souvent sur ce sujet et se félicitait de ce que, étant à la fin de sa course, il ne serait pas témoin de ces calamités. Loin d'éloigner la pensée de sa mort prochaine, il la désirait et s'y préparait. Plusieurs fois, dans le cours de sa longue maladie, ne pouvant plus célébrer • les saints mystères, on lui avait porté dans sa chambre la divine Eucharistie, ce précieux viatique du chrétien mourant.
Quand un de ses prêtres vint lui annoncer que le moment approchait pour lui de paraître devant Dieu, il s*écria : Deo gratias. On le déshabilla, on le mit au lit et peu après survint le délire. Puis il rendit son âme à son Créateur dans la nuit du 21 au 22 août 1829, à l'âge de 82 ans moins deux jours. Son corps fut inhumé dans le cimetière de la paroisse Saint-Sauveur avec tous les honneurs de la sépulture chrétienne, accompagné des regrets et de la vénération publique.
En 1841, ses ossements furent transportés dans la chapelle de la campagne du séminaire. Son cœur est conservé dans la chapelle du séminaire. Le marbre qui le recouvre porte l'inscription suivante :