‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 161 sur 324 · DEL ABAT · texte numérisé non relu

DEL ABAT

Chanoine régulier génovéfain de Saint-Jacques, de Béliers, prieur claustral du prieuré de Cassan, entreprit de grandes réparations dans cette maison. Il en est longuement parlé dans notre Histoire religieuse du Département de VHérault (tome P*", pages 95-99). Ces travaux furent exécutés dans les commencements de T790, et le 8 septembre de la même année, il écrivait à son frère, Etienne Delabat, négociant à Marseille : « Je vis dans ma maison comme par le passé, attendant qu'on vienne me dire de passer la porte et vendre des effets pour Tachât desquels j'avais porté la plus grande économie dans mon administration». Les craintes qu'il exprimait ne tardèrent pas à se réaliser, car dans les premiers jours de janvier 1793, après avoir quitté son prieuré, il s'était réfugié, à Béziers, dans la famille Delescure. A partir de ce moment, on le perd de vue et on ignore comment il passa ses dernières années.

Cf. Lettre de Vabhé ^onier, Supe'rieur du séminaire de V Institut catMique de Taris, adressée à l'auteur, 23 septembre 1897.

DELANGLADE ("Barthélémy-Louis) y

ancien vicaire à Sainte-Anne de Montpellier, avait refusé le serment. Le maire de Pignan écrit au préfet (10 frimaire an IX, i"^ décembre t8oo). « En conséquence de la lettre du Ministre de la Police générale du 29 vendémiaire, et de la vôtre du 23 brumaire dernier, j'ai fait demander au sieur Delanglade de faire la promesse de fidélité ou de sortir du territoire de la République. Il est octogénaire et n'exerce pas de fonctions » . Le préfet répond (lettre n® 1460, 14 frimaire) : « Ce particulier étant octogénaire ne peut être assujetti à sortir du territoire de la République. Mais on doit le considérer comme en réclusion chez lui. Il suffit

VÀncieri Clergé du Diocèse de Montpellier.

que vous le fassiez surveiller. S'il se livrait à des actes religieux, vous le dénoncerez à l'officier de Police judiciaire, conformément à la loi du 7 vendémiaire an IV ». Décédé le 29 mars 1813.

Cf. Arch. de l'Hérault. V. Police du Culte.

'DELARROC (Tite-Louis),

chanoine titulaire de Montpellier et secrétaire deTEvêché, né le 3 janvier 1750, décédé le 25 mars 1822.

DELBOURG (Guillaume),

curé de Soumont, près de Lodève, né dans l'Aveyron, âgé de 63 ans, sujet à la réclusion, prit à Lodève un passe-pori, pour se rendre à la Maison de Réclusion, à Montpellier (8 vendémiaire an VI, 29 septembre 1797).

Cf. Arch. de THérault L. 443.

DELICOUL,

chanoine de Saint-Pons, déporté. Son mobilier est vendu au profit de la République, les 23 et 28 pluviôse an II (n et lé février 1794).

Cf. Procès-verbal 4e V inventaire de son mobilier,

T)ELMAS [Louis),

chanoine de la collégiale de Capestang, sujet à la déportation . On le disait parti, mais on le croyait simplement caché. Sous Tépiscopat de Mgr Fournier, étant devenu aveugle, il se retira à Montpellier (Montpellier, 19 vendémiaire an VI, 10 octobre 1797).

Cf. Arch, de THérauh, L. 443 bis, et Arch. de TEvêché.

DELOGE (Jean-Tierre-Marie),

né à Montpellier, le 8 septembre 1769, élève de Tabbé Poujol, curé de Saint-Pierre, lui servait assez souvent de secrétaire. Il se rendit à

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