‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 172 sur 324 · IV. Les Martyrs et Confesseurs de la foi · texte numérisé non relu

IV. Les Martyrs et Confesseurs de la foi

1792), rentré après lii promulgation de la loi du 7 fructidor. Cette loi ayant été rapportée par celle du 19 du même mois, Farret prit un passeport pour TEspagne mais ne quitta pas Thézan, où il exerçait dans des maisons particulières. La police fit des recherches inutiles pour le découvrir et s'emparer de sa personne (27 thermidor an VI, 14 août 1798). Découvert à la fin, on l'enferma dans la Maison de Réclusion, dont il ne sortit qu'après avoir fait la promesse de fidélité ^28 messidor an VIII, 17 juillet 1800.

En 1803, chargé de l'annexe de Pailhès (canton de Murviel).

Cf. Arch. de l'Hérault, L. 443 ; — Arch. de l'Evèché.

FARRET,

curé de la Madeleine, à Béziers. Insermenté, Pension 670 livres.

FAUCHIER (Tierre\

Bénédictin de Saint-Thibéry, prêtre, chargé des fonctions de dépositaire; 37 ans d'âge, 15 ans de profession lors de la suppression de son couvent. Déporté d'Agde à Nice, le 8 août 1792.

FAUCIL (Jacques),

clerc minoré, chanoine d'Agde, dont le canonicat était appelé De Paryo C\Canso, Né à Saint-Pargoire, fit ses études théologiques au séminaire de Béziers, dirigé par les Lazaristes. Il reçut la tonsure et les quatre ordres mineurs et ne voulut pas monter plus haut dans Téchelle hiérarchique. Il devint chanoine d'Agde, par résignation d'un de ses oncles. Il refusa le serment. Sa pension réglée à 1525 1. 9 s. 9 d. Déporté d'Agde à Nice, le 8 août 1792. Rentré en France, il se cacha, et, après avoir recouvré s;i liberté, continua d'édifier par la constance de sa foi.

Cf. Ms de Tabbé de Gohin, p. 107 et 108 ; — Arch, de l'Hérault, L, 44 v

FAUQUE (Joseph-Charles-Hilaire),

né vers 1737, domicilié à Pernes, dans leComtat Venaissin, prêtre réfrac-

taire, déporté, rentré, arrêté et transféré à la Maison d'Arrêt de Montpellier. Sur Tavis favorable de l'Administration centrale de Vaucluse, il est mis en liberté par ordre du ministre de la Police générale (13 thermidor an IV, 31 juillet 1796).

Cf. Arch. de T Hérault, L. 445 bis,

PAYE (Jean),

curé de Saint-Gély, « accusé d'avoir rétracté son serment et donné à sa rétractation une publicité qui semblait annoncer l'intention de troubler la République, en armant te fanatisme contre l'exercice de l'autorité légitime », est condamné à la déportation, en vertu de la loi du 7 juin qui mettait cette peine à la disposition du juge, lorsque le code pénal se taisait (16 nivôse an II, 5 janvier 1794).

Cf. Wallon, Les Représentants du TeupU en mission.

FÉDIÈRES {Pierre),

né à Montpellier, sur la paroisse Notre-Dame, le 11 juillet 1746, fils de Jean- Antoine Fédières, négociant et d'Antoinette Blavy, pourvu du . prieuré-cure de Guzargues, par résignation de son oncle Henry Fédières, (3 mai 1773). Il refusa le serment. Déporté rentré. Dénoncé parla municipalité de Restinclières, il prit un passe-port pour l'Espagne (10 vendémiaire an VI, i" octobre 1797).

Cf. Arch. de l'Hérault, L. 443 bis; — Reg. des Insinuations, EccL

FÉLIX (Pierre),

né à Joncquières, dans l'ancien diocèse de Lodève, le 9 juin 1750, refusa le serment, se tint caché pendant la Révolution et administra les Sacrements. Il fut assez heureux pour échapper aux perquisitions. Au Concordat, on le nomma succursaliste à Saint-Roch, de Montpellier et plus tard il reçut « la commission de desservant par vacance de la cure de

Page 1