IV. Les Martyrs et Confesseurs de la bot
pour tracer à son subordonné la règle à suivre. Il lui écrivit donc : « Les prêtres qui ont obtenu des Arrettés favorables du Représentant du peuple en mission, rentrent dans la jouissance de leur liberté, par TefFetde la loi du 14 frimaire dernier et peuvent être admis à exercer le culte, s'ils se conforment à celle du 7 vendémiaire an IV. Le citoyen Flottes ne peut dès lors être arrêté que dans le cas où il se rendroit coupable de quelque infraction aux lois et, s'il a fait la déclaration prescrite par celle du 7 vendémiaire, on ne peut l'empêcher de remplir les fonctions du culte qu'il a déclaré vouloir exercer » (27 ventôse, 17 mars).
Il parait que le prieur avait négligé de remplir quelqu'une des recommandations imposées par le président du Directoire du département, puisque la Municipalité de Clermont réclamait contre lui la peine de la réclusion (2 vendémiaire an VI, 23 septembre 1797). Il avait alors 74 ans.
Il déclara publiquement à Clermont qu'il était d'avance dans la communion de l'évêque concordataire (17 messidor an X, 6 juillet 1802). A cette époque, il n'exerçait le culte que dans son domicile.
Cf. Arch. de l'Hérault, L. 358, 442 ei 443 his; — Durand Biographie CîermwUaise; — F. Saurel, Hist, rel. du dep. de l'Hérault, lil, 27^.
FLOUTIER {Eîienne\
prêtre du diocèse de Montpellier, né le 12 février 1742, vicaire à Ganges. Nommé à la chapellenie de Saint-Georges, dans Téglise paroissiale de Ganges (31 octobre 177 1). Pourvu de la cure de Saint-Brès (20 juillet 1792). Sujet à la déportation, il prit un passeport pour l'Espagne y^Restinclières, 10 vendémiaire an VI, i*** octobre 1797}.
En 1803, succursaliste à Saint-Sériès et Vérargues. Pension 333 fr. 33
Cf. Arch. de THérault, L, 443 his.
FOCK,
prêtre, domicilié à Montpellier, sujet à la déportation, s'était évadé de
U Ancien Clergé du Diocèse de Montpellier.
la Maison d'Arrêt. A sa sortie du Palais, ne sachant où se réfugier, il se présenta à rétablissement de la Miséricorde et s'y tint caché du mois* d*août au mois de septembre 1796. Dans la crainte de compromettre plus longtemps le personnel de ce logement hospitalier, il en sortit e^ parvint à dépister toutes les recherches. On le signalait comme sujet à la déportation (23 vendémiaire an VI, 14 octobre 1797}.
Cf. Arch. de THérauIt. Etal général des prêtres qui existent dans la commune de Montpellier,
FORMIGAT,
prêtre natif de Montpellier, curé à Carcassonne, déporté en Italie.
Cf. Ms. de Tabbé Gourgon.
FORT [François) y
né le 15 février 1736, curé de Vélieux, non assermenté, compris sur la liste des émigrés, comme étant parti avant la loi de la déportation. Ses biens placés sous le séquestre (6 brumaire an H, 27 octobre 1793}.
En 1803, réintégré dans son ancienne paroisse de Vélieux, et en 1807, succursaliste à La Livinière, près Olonzac. Pension- de 333 fr. 35.
Cf. Arch. de THérault, L. 443 bis.
FORTIER [François-Thomas) y
né à Montpellier vers 1757, curé de Saint-Brès, insermenté, pension : 500 livres. Il s'était réfugié à Baillargues ; mais sigmilé par la Municipalité de Castfies, comme sujet à la déportation et obligé de partir, il prit un passeport pour l'Espagne (5 vendémiaire an VI, 26 septembre 1797), à l'âge de 40 ans.
Au mois d'août 1801, Portier exerçait « les fonctions de ministre du culte à Restinclières », sans avoir fait la promesse de fidélité. Le préfet donne au maire de cette commune Tordre de l'arrêter, w C'est, lui écrit-il, un fanatique » ! Quelques jours se passent, après lesquels le maire de