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IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi

Restinclières répond qu'il a vainement fait rechçrcher le prêtre insoumis, celui-cL ayant déjoué toutes les perquisitions.

Cf. Arch. de THérault, L. 445 hîs. — F. Saurel, Hist, relig. du dép, de î Hérault, IV, 61.

FOUCAUD [Honore,

chanoine du chapitre de Saint-Pons, refusa le serment et se retira à Castres. Sous la Terreur, mis en réclusion, son mobilier placé sous le séquestre. Rendu à la liberté, après la chute de Robespierre, il établit sa résidence dans la commune d'Olonzac (5 prairial an III, 26 mai 1793); mais arrêté de nouveau (22 mai an IV, 13 novembre 1795) il fut envoyé à la Maison de Réclusion.

Cf. Arch. de l'Hérault, L, 440.

FOURNIER (Marie-Nicolas),

Evêque de Montpellier, baron de la Contamine, surnommé « le Père des Pauvres ». Nous avons publié sa vie dans les Mémoires de F Académie des sciences et lettres de Montpellier (i" série, tome IX, années 1890, 189 1 et 1892), avec un tirage spécial (dt VI, 454 et LI pages, in-4**, Montpellier, imprimerie Charles Boehm, 1892). Il devra donc nous suffire de tracer ici, comme en un tableau synoptique les grandes lignes de cette noble existence.

Né à Gex (27 décembre 1760); baptisé le lendemain. — Entré au petit séminaire de Saint-Sulpice, à Paris (18 octobre 1778). — Reçu dans la Compagnie de Saint-Sulpice et nommé professeur au petit séminaire d'Autun (1782). — Prêtre (1784). — Licencié en Sorbonne (28 octobre 1785). — Docteur (1789).

A la Révolution, il ne quitte point le territoire Français, se cache dans les environs d'Orléans et se rend utile aux fidèles. — Il commence à se faire remarquer dans les chaires de la capitale (28 août 1800). — Rappelé par M. Emery, son parent, supérieur général de Saint-Sulpice,

U Ancien Clergé du Diocèse de Montpellier.

il professe la morale, à Paris, dans une maison de la rue Saint-Jacques (septembre 1800), — et continue à prêcher.

Sa parole entraînante donne de Tcmbrage au ministre de la police générale, Fouché, qui le dénonce au Premier Consul. « C'est un fou ! » répond celui-ci. Sur cette parole, Fouché ordonne que le prédicateur soit enfermé avec les fous à Bicêtre (i"" juin 1801), et peu après dans la ritadelle de Turin, avec les galériens.

Le futur cardinal .Fesch, récemment nommé à Tarchevêché de Lyon, obtient sa liberté (20 janvier 1803) et le désigne pour prêcher le carême à la primatiale Saint- Jean. L'abbé Fournier devient vicaire général de Mgr de La Tour du Pin-Montauban, à Troyes (i*"" avril 1803) et chapelain de l'Empereur (18 mai 1804). — Il rédige h Catéchisme de VEmpire Français.

M. Emery lui annonce sa nomination à l'évêché de Montpellier. (15 juillet 1806). — Son sacre (8 décembre 1806). Sa prise de possession personnelle (16 janvier" 1807). — Inauguration du séminaire de Montpellier (23 mars 1807). — Fondation de la bibliothèque diocésaine. — L'évêque prêche le carême dans sa cathédrale et fait sa première visite pastorale (1807).

Dans son diocèse qui comprenait alors les départements de l'Hérault et du Tarn, il donne de grandes missions dans plusieurs localités importantes et travaille à faire rentrer dans le devoir les prêtres anticoncordataires, chefs de la Petite Eglise, q.ui s'intitulaient les Purs, et les constitutionnels, dont plusieurs étaient tombés dans Tapostasie et l'inconduite. Durant tout son épiscopat, il veille à la résurrection et à la prospérité des communautés religieuses, et des confréries de pieux laïques. Il s'applique «1 l'organisation de son grand séminaire et à l'établissement des petits séminaires dans les deux départements confiés à sa sollicitude pastorale.

Il remplit, quand il y est appelé, ses fonctions d'aumônier de l'empereur; assiste au concile national de 181 1, dont il est nommé secré-

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