GAL
prêtre, écrit de Saint-Laurent au préfet (12 messidor an X, i'"'' février • 1802); il se plaint d'avoir été arrêté par des gendarmes, envoyés à Gorniès, et demande justice. Une note de la préfecture, couchée au bas de cette lettre, porte : <( Il s'est présenté le 18 messidor et il lui a été défendu d'exercer le culte à Gorniès. »
Cf. Arch. de THérault, V. Police du Culte.
GALABERT {^nfoine\
naquit à Montpellier en 1723, Il était fils d'Antoine Galabert et d'Antoinette Sérane, boulangers. Son titre clérical lui assurait, suivant l'usage de l'époque, la somme annuelle de cent livres (i'*^ mai 1759}. Il avait embrassé dans sa ville natale l'institut des Minimes Observantins.
Quand survint la Révolution, il refusa le serment schismatique. Chassé de son couvent, il fut d'abord autorisé à demeurer en réclusion chez une de ses soeurs, puis accusé et condamné à mort comme prêtre insoumis (14 floréal an II, samedi 3 mai 1794). Ce vieux religieux, blanchi dans la pénitence et dont on admirait la piété, surmontant sa faiblesse et ses infirmités, retrouva dans la générosité de son sacrifice la vigueur