‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 181 sur 324 · IV. Les Martyrs ci Conjesscurs de la Ivi · texte numérisé non relu

IV. Les Martyrs ci Conjesscurs de la Ivi

vembre 1767, pour Tinstitution de la fête et de la dévotion du Sacré- Cœur de Jésus, dans son diocèse. Cet écrit, — Fauteur s'y attendait bien ! — fut singulièrement maltraité par les partisans de l'appel au futur concile. L'Evêque soutint sa fondation par la parole et par la plume, répondant aux adversaires de la dévotion nouvelle et faisant imprimer son ouvrage sous ce titre : « Du culte de Vaimur divin dans la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, ^

Sa sollicitude s'étendait encore aux livres liturgiques : le Bréviaire, le Missel, le Propre du diocèse », le Rituel, auxquels il apporta des changements considérables ; travail qui témoignait du savoir de son auteur. Son zèle ne s'arrêta point là ; il fit publier un abrégé du bréviaire en forme de manuel de prières, « pour procurer, disait-il, 'aux fidèles l'avantage d'unir leur voix à celles des ministres des autels ».

Lorsque TAsscmblée nationale entreprit de persécuter l'Eglise et de décatholiciser la France, M. de Fumel approchait de sa fin. Plusieurs fois les prêtres de son entourage l'avaient supplié de s'éloigner d'un pays si fortement agité parles passions politiques et religieuses; le prélat opposa toujours le refus le plus formel ; et comme on revenait un jour à la charge, dans le but de lui éviter les émotions que lui causait la nouvelle de la Révolution, en allant à l'étranger, où il pourrait attendre la fin d'une tourmente qu'ils croyaient, — à tort — ne pas devoir se prolonger : « A quoi bon, leur répondait- il, à mon âge ? et avec mes infirmités? C'est à Lodève que je mourrai, quoi qu'il arrive ».

En effet, la mort ne se fit pas attendre; trois jours après, il était frappé d'une congestion cérébrale ;\ laquelle il succombait, le zè février 1790, à Tûge de 73 ans. Les larmes de ses diocésains et les bénédictions des pauvres, auxquels il laissait toute sa fortune, furent soi) plus bel éloge.

Cf. BÉNE, Esquisse. — Lazaire, Elog£ de M, de Funieï. — Paris, Hist. de Lodève. — FiSQUET, La France Pontificale. — Saurel, Hist. 'Helig. Mu Département de VHéraidt,

I . Proprium Sanctornm insigitis EccUsix et *Diorccsis Lodovensis, lll. DD. J. F, H, de Fumel y Epi'copi et Comiiis Lodotensis aiirtorUateeditiint, Piscenis, L. Duret 1770, 2 vorin-12.

V Ancien Clergé du Diocèse de Montpellier.

FUMEL (de),

neveu du précédent, clumoine de Lodève, est amené devant le tribunal révolutionnaire qui jugeait les victimes destinées à périr dans les massacres des Carmes et de l'Abbaye (1792)." Comment t'appelles tu, toi ? » lui demande l'accusateur public. — De Fumel. — « Tu es parent de l'Evêque de Lodève ?» — C'était mon oncle. — « Passe-là derrière ». Et la séance terminée : « Allons, lui dit-il, les jambes à ton cou et file ! Tu n'auras pas toujours la chance de me rencontrer ! » L'acolyte de Maillard était de Lodève et n'avait pas perdu le souvenir de la popularité bien méritée dont jouissait le charitable Evêque.

Cf. BÉNE, Af^r de Fumel, p. 41. — Lazaike, Eloge de Mgr de Fumel,

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