‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 197 sur 324 · GRANET · texte numérisé non relu

GRANET

né en 1757, prêtre et vicaire à Sainte-Anne de Montpellier (24 décembre 1791), sujet à la déportation, prit à Montpellier un passe-port pour l'Espagne (5 vendémiaire an VI, 26 septembre 1797). On le croyait parti et néanmoins pour s'en assurer on faisait des recherches (23 vendémiaire an VI, 14 octobre 1797).

A la restauration du culte l'administration diocésaine lui confia la paroisse de Saint-Brès (1803) et puis celle de Mudaison. Il décéda le 4 avril 1817.

Cf. Arch. de l'Hérault, L. 443 bis.

GRANIÉ (Antoine),

Génovéfain, déporté rentré, dénoncé et sommé d'avoir à repartir pour l'étranger, il eut recours au District de Béziers. « Accablé d'infirmités, disait-il dans sa supplique, il n'avait pu depuis sa rentré en France que sortir deux ou trois fois de sa maison, dans un an. Il n'avait pu dire la messe et se trouvait dans l'impossibilité de marcher » (Béziers, 26 janvier 1793). Le District estima qu'il y avait lieu de suspendre pour le moment l'éloignement du pétitionnaire (28 janvier).

Cet état de décrépitude servit de palladium à l'ancien chanoine régulier pendant la Terreur. Il recevait la visite de deux officiers de santé, délégués par l'Administration municipale (12 frimaire an VI, 3 décembre 1795). Sur leur rapport, celle-ci décida que le vieillard resterait en réclusion che:î lui, jusqu'à ce qu'il fut en état de faire le trajet de Béziers à

Montpellier, pour subir la réclusion et que en attendant il ne pourrait recevoir dans sa maison que les personnes nécessaires pour le soigner.

Cf. Arch. de l'Hérault, L. M. 440.

GRANIER (Joachim),

de Saint-Gervais, déporté d'Agde i\ Nice, le 5 août 1792. Rentré, caché à Saint-Gervais, échappa aux fureurs révolutionnaires.

Nommé curé deClermont (17 juin 1813) et plus tard à la Madeleine de Béziers (181 5). Décédé à Béziers le 29 mars /841

GRAINVILLE, Voir TArt. Consiri de Groinville.

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