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IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi

qu'il avait fait plusieurs dons patriotiques , qu'il ne s'était pas ingéré dan^; les fonctions sacerdotales depuis la suppression du ci-devant chapitre de Saint-Nazaire, qu'il ne fallait pas confondre les bons et les mauvais citoyens et décida qu'il y avait lieu de surseoir à la loi du 26 août en faveur du citoyen Jalabert (29 janvier 1793).

Le sursis eut un terme pour le hvi citoyen^ et en frimaire an IV^ (décembre 1795), les gendarmes se présentèrent chez lui pour l'arrêter. Le vieillard avait eu vent sans doute des ordres lancés contre lui et s'était empressé de disparaître ; mais deux ans après, se voyant peut être dans l'absolue nécessité de se soumettre, à cause de son refus pennanent de faire le serment constitutionnel, il partit pour Montpellier avec un passeport, pris à Béziers, pour la Maison de Réclusion (9 vendémiaire an VI, 30 septembre 1797). On ne tenait plus compte de ses sacrifices et de ses dons patriotiques. On le confondait avec les « mauvais citoyens ».

Cf. Arch. deTHérault, L, 440.

JAUMES,

né et domicilié à Montpellier, parti d'Aiguemortes pour la déportation.

JAUSSOUIy

curé de Mailhac, originaire de Saint-Chinian, avait prêté le serment et, sous la Terreur, livra ses lettres d'ordination (8 décembre 1793); mais bientôt il se rétracta et mérita d'être recherche, comme sujet ;i la déportation (17 vendémiaire an VI, 8 octobre 1797).

Cf. Procès- Verbaux de V^isscmblée Admin., IV, 386; Arch. de l'Hériiult, L.

JEANJHAN,

ministre du culte à Saussan. Le maire le signale au prétet comme ayant refusé la promesse (12 frimaire an IX, 5 décembre 1800.) Le préfet répond de lui enjoindre de se conformer ;\ la Loi, ou de le dénoncer à l'Officier de police judiciaire (15 frimaire an IX, 6 décembre 1800). Le

UAncim Clergé du Diocèse de Montpellier.

maire écrit au préfet que Jeanjean a fait la promesse de fidélité et que les habitants sont dans l'intention de le demander à Tévèque (4 germinal an X, 25 mars 1802).

L'abbé Delangle, ancien curé, à cause de son âge, avait cessé ses fonctions et confié la paroisse à l'abbé Delage qui comptait exercer le culte jusqu'à la nouvelle organisation. Le maire ne fut pas de cet avis, ferma l'église et en emporta les clefs. Une protestation contre cette mesure fut adressée au préfet, couverte de nombreuses signatures. On réclamait pour curé l'abbé Jeanjean et la préfecture faisait des difficultés. L'évêque Rollet, écrivit le 20 thermidor an XI (8 août 1803 ) à Poitevin, conseiller de préfecture :

«Informations prises, Je*injean exerce le ministère à Saussan depuis plusieurs années, par l'autorisation des vicaires généraux qui me l'attestent. C'est un prêtre vertueux, tranquille et généralement estimé. Je n'en ai pas d'autre à donner pour le présent à cette paroisse qui a cependant besoin de secours. Je vous prierais donc, Monsieur, de vouloir bien laisser exercer paisiblement à M. Jeanjean les fonctions de son ministère, comme j'ai fait recommander à M. Jeanjean d'avoir pour M. le Maire tous les égards qui lui sont dûs. 0

C^r. Arclî. de l'Hérault. Ch'ije, (Uilte cathoUijHe, uti X et du XI.

JHNN.-JRT (Jcan-'Pierrc),

prêtre de Villeneuve, déporté d'Agdc à Nice, le 7 .septembre 1792, à l'âge de 30 ans.

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