ICHI
prêtre, chapelain de Saint-André, émigré.
IMAR {Jean-Pierre),
né le 12 janvier 1763, à Villeneuve-lcs-Bézicrs, passa en Italie, puis en Allemagne, où il^levint précepteur dans une grande maison. Le ministre de la Police générale écrivait à l'Administration centrale de l'Hérault, le 12 vendémiaire an VI, (3 octobre 1797), que le sieur Imar, abbé déporté ou émigré, était arrivé d'Italie, depuis environ trois mois. On l'avait vu en effet à Puimisson, mais il s'était hâté de disparaître.
Au 1 établissement du culte, il fut successivement desservant à Paulhan 1803 et curé à Murviel-les-Béziers, i.| février rSii. Il mourut dans cette dernière paroisse 2 janvier 1841, âgé de 78 ans. Prêtre « très estimable » au dire de Mgr Fournier.
CF. Arch. de l'Hérault. L. 443; - Arch. de l'Evéché; %fg. des TDéch.
V Ancien Clergé du Diocèse de Montpellier,
IZARD (LotiiS'Jean-Baptiste),
né le 22 février 1720, à Bézicrs, sur hi paroisse Saint-Félix, était lils de Jean Izard, bourgeois. Il appartenait à Tordre des religieux Augustins et refusa le serment. Sa pension arrêtée à 800 livres.
Déporté d'Agde à Nice (11 septembre 1792), ;\ l'âge de 71 ans. Après sa rentrée, il fut reclus à Montpellier. Mais à raison de ses infirmités (incontinence d'urine), on l'autorisa à garder la réclusion chez lui, à Bélarga, (canton de Saint-Pargoire), le 5 floréal an V (24 avril 1797). Sur Tordre du commissaire municipal, il fut arrêté dans son domicile, par deux gendarmes en résidence à Gignac, veims à Béiarga pour tout autre motif (27 pluviôse an VI, 15 février 1798), bien que n'exerçant aucune fonction, tant à raison de son âge que de ses infirmités, et conduit à la Maison d'Arrêt de Montpellier, puis transféré à la Maison de Réclusion. Un Arrêté du préfet lui permit de se retirer à Béziers chez sa nièce qui s'était oft'erte à lui servir de caution (28 prairial an VIII, 17 juin 1800. Il avait alors 80 ans.
Cf. Arch. de THérault, L. 44 ^
JALABERT (Louis),
chanoine de St-Nazaire, à Béziers Dès avant la Révolution, ses infirmités l'avaient forcé de s'abstenir des fonctions sacerdotales. Il avait 70 ans. 11 donna à la République le tiers de son traitement pour tout le temps que durerait la guerre. Il n'avait pas fait le serment et sa pension avait été réglée à 1966 1. 19 s. 6 d. Il était sujet à la réclusion, et comme on le sommait d'avoir à se rendre à Montpellier, il adressa une pétition aux administrateurs du Département. Ses infirmités, disait-il, l'avaient forcé depuis longtemps à s'abstenir des fonctions sacerdotales. H avait fait tous les sacrifices pour le maintien de la République et des dons considérables à la patrie. Septuagénaire et infirme, il demandait à être dispensé de la réclusion. Le Directoire du District déclara que le pétitionnaire se tenait tranquille chez lui ; reconnut comme chose notoire