‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 208 sur 324 · IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Fot · texte numérisé non relu

IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Fot

de Pinet, se rendent à 7 heures du matin, avec le juge de paix de Florensac, devant une maison de Pinet, appartenant au citoyen Allau. Ils la font cerner par la gendarmerie d'Agde et un détachement de la garde nationale, dans l'intention de se saisir de la personne de Julian. Ils visitent la maison et y découvrent « une petite chapelle, artistement rangée, un autel masqué par une ouverture pratiquée dans l'épaisseur du mur; des croix et des habits sacerdotaux » ; mais ils ne peuvent arriver ;\ découvrir le prêtre réfractai re.

Sous le Consulat, le curé Julian eut de la peine à se décider à faire la promesse de fidélité. Pour se soumettre à cette démarche, il eut besoin de l'exemple fourni par les prêtres les plus recommandables. En 1807, il était succursaliste à Loupian et recevait une pension de 26e fr. 66 centimes. Le 24 septembre 181 3, Mgr Fournier lui rendit son ancienne paroisse de Pinet. Il décéda le 25 janvier 1830.

Cf. Ms. deTabbé de Gohin. — Etat du Clergé séc. ttrég,du Dioc.d*^gdej p, 27. — Arch. deTHérault, L, 442. ^

JULIEN ^UNY (Jean-Thminique de),

curé de la Madeleine, à Béziers; intervint dans la sanglante affaire des g.udes-sel (31 janvier 1790), qu'il voulait sauver de la fureur du peuple. Poursuivi par des soldats, il reçut à la hanche un coup de crosse de fusil. Il refusa le serment et partit pour Rome, où il mourut. Il jouissait de l'estime et de la confiance de Mgr de Nicolay, avec lequel il n'avait cessé de correspondre.

Cf. Lettre adressée à l'auteur par M. Ch. de Saint-André, 11 décembre 1896; — F. Saurel, Hist. relig. dtidt'p, de V Hérault, III, 18.

LABRANCHE (Jacques^ Joseph),

prêtre de Lodève, né vers ;74i. parti pour l'Italie, était revenu avant la loi du 7 fructidor an V. Il exerçait le culte depuis germinal, et prit, à

Lodève, un passe-port pour la Prusse (9 vendémiaire an VI, 30 septembre 1797). '

Cf. Arch. de l'Hérault, L. 443.

LACAZE (François) y

Capucin du Grau d'Agde, fit preuve d'une grande vertu et devint évêque en Amérique, où il finit ses jours.

LA COLOMBIÈRE (de),

prieur de Paullian. Un jour du mois de juin 1790, on lui présente la cocarde tricolore, avec injonction de la fixer sur sa poitrine. Il répond : « j'accepte cet insigne, mais je crains bien qu'il ne vous porte malheur à tous». On venait de démolir à coups de marteau les sculptures qui décoraient la taçade de la maison de la dame du lieu. Le curé-prieur consulte son évêque pour savoir s'il doit continuer à résider dans sa paroisse. C'était au moment où celui-ci pensait à l'attirer à Béziers pour le faire entrer dans son conseil épiscopaf. II le nomme chanoine de sa cathédrale. Personne n'est surpris de cette promotion, à cause du mérite de l'abbé de La Colombière, et il est certain que, sans la tourmente révolutionnaire, on l'eût bientôt compté parmi les membres de l'épiscopat français.

Ci. Delouvrier. Hist. de Tauîhan, p. 241.

LACROIX (Antoine),

ancien Dominicain, né le 12 décembre 17^5, déporté d'Agde à Nice, le 9 août 1792). En 1803, succursaliste à Lézignan-la-Cèbe. Pension 266,66. Décédé le 3 octobre 1846.

Cf. Arch. de TEvêché, Reg. des 'Décès.

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