OUIN
Bénédictin de Saint-Chinian, non assermenté. Pension, 1.200. Il était
VAncim Clergé du Diocèse de Montpellier,
fils de Marie-Françoiss de Vissée, sœur du marquis Jean-Maurice de Vissée, de Pézenas, lequel mourut à Pézenas, Tan III. On fit le partage de sa succession à Pézenas, le 3 pluviôse de la même année, -jeudi 21 janvier 1795. Deux portions furent réclamées au nom de la République, à raison de la déportation de Gabriel-Philippe Jouin et de l'émigration de Jean-Louis-Augustin Jouin.
Cf. Arch. de l'fiérault, L, 440. -— Broor-Valentin. Hist. populaire de Fontes.
JOUR DAN (^mable-Joseph),
né le 16 mai 1766, ancien Capucin sous le nom de père tloreniiny communément appelé opérette ^petit père), confessait habituellement dans l'église Sainte-Anne de Montpellier. Travesti en maçon, la gamate sur la tête, la truelle à la main, il parcourait souvent la ville et les environs administrant les sacrements. Le soir, il se rendait sur la place de la Canourgue, lieu de rendez-vous pour les affidés. Il travaillait aussi chez l'abre, marbrier, sous le Pcyrou. Quand il s'absentait de l'atelier ou arrivait en retard, ce qui se renouvelait de temps à autre, on le grondait très fort devant les ouvriers, sur son manque d'exactitude et, après le départ de ceux-ci, il était comblé de marques de respect par les membres de la famille.
A la restauration du culte, nommé succursaliste à Grabels, il touchait une pension de 233 fr. 33 centimes. L'autorité diocésaine le transféra à la paroisse de Villeneuve-lez-Maguelonne (14 décembre 1808) et, trois ans après, à celle de Clapiers et Jacou d*" janvier 181 1). Il mourut le 26 janvier 1837.
Cf. Arch. de l'Evêché; TnbUau du Clergé, etc. — '}{eg. des Décès.
JO UVE (Antoine- Valérien) ,
né à Montpellier, paroisse Notre-Dame, en 1759, était fils de Matthieu Jouve, confiseur. Son titre clérical de 100 livres portait la date du 2 juin 1781. Il fit ses études à Paris et commença l'exercice du saint ministère
ÎV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi,
à la paroisse Notre-Dame, à laquelle on l'attacha en qualité de vicaireadjoint, puis il devint chanoine.
A l'époque de la Révolution, il exerçait les fonctions de coadjuteur de l'aumônerie des Pénitents Blancs, à Montpellier. Il se considérait comme n'étant point obligé de prêter le serment constitutionnel, attendu qu'il n'était ni fonctionnaire ni salarié. Il se déporta cependant « pour obéir, disait-il lui même, à un Arrêté de l'administration départementale, du mois de juillet 1792, qui ordonnait à tous les ecclésiastiques de sortir du territoire français». Revenu sous les auspices de la loi du 7 messidor an V, il fut déporté de nouveau, en exécution de la loi du 19 fructidor. Il partit pour l'Espagne, nanti d'un passe-poit pris à Montpellier,Ie 3 vendémiaire an VI, (24 septembre 1797). ï' 'àv^\^ alors 38 ans.' Après un long exil, désireux de revoir son pays natal, il en fit la demande au ministre de la Police générale (2 prairial an VIII, 22 mai 1800), pétition qui était accordée le 7 messidor suivant (6 juillet) à la double condition que le pétitionnaire ferait la promesse de fidélité et serait placé sous la surveillance de la Municipalité. L'abbé Jouve quitta le diocèse avec un exeat (18 octobre 1804) et mourut le 28 novembre 18 14.
Cf. Arch. de l'Hérault, L, 445 his. Etal général des Prêtres qui existent ou qui ont existé dans la commune de Montpellier, 2^ vendémiaire an VI y 14 octobre i^^J. — %fg' de VEvêché.
JOUVE {Pierre),
né au Puy-en-Velay (Haute-Loire), en 1737. Cordelier au couvent de Montpellier, déporté d'Agde à Nice, le 7 septembre 1792. Rentréret logé rue des Trésoriers de France. Obligé de repartir, il prit un passe-port pour ritalie, à Montpellier (11 vendémiaire an VI, 2 octobre 1797). Quelques jours après, il était signalé par la Municipalité de Montpellier comme sujet à la réclusion (23 vendémiaire, 14 octobre).
Cf. Arch. de THérault, L, 44} bis.
17] L'ANaiH CLERGi DU DIOCSSB DB UOMTPSLLXn.
V Ancien Clergé du Diocèse de MontpeAier,
JUBE LIN (Laurent),
né à Marseille, Carme déchaussé, à Montpellier. Insermenté. Pension : 700 livres. Déporté d'Agde pour Nice.
JUGET (Gabriel),
prêtre Lazariste, directeur au séminaire de Béziers. Né le 22 février 1719, à Chaumont, près Pignerol. Reçu dans la congrégation le 6 juin 1753, fit ses vœux le 9 juillet 1755. Il avait refusé le serment, ne s*était pas présenté à l'administration ni à la municipalité, ni rendu à la Maison de Réclusion. Malgré toutes les recherches de la gendarmerie, on ne put arriver à le découvrir.
Cf. Arch. de rilérault, L, M, 440, Extrait des ^lieg. de V Administration municipale de Béliers (13 frimaire an IV, 4 décembre 17^5).
JULIAN (François),
curé de Pinet, né à Marseillan le 9 juillet 1737. D'un naturel doux e^ facile. Il était acolyte à la Cathédrale d'Agde lorsqu'il entra au collège clérical de cette ville. Après son ordination à la prêtrise, il fut envoyé à la cure de Pinet.
La Révolution vint le troubler dans l'exercice de son zèle. Il refusa le serment et reçut la promesse d'une pension de 1.200 livres. Il s'embarqua le 8 août 1792 à Agde, pour Nice, et rentra dans sa paroisse après la loi du 7 fructidor an V, (24 août 1797), appelé par ses paroissiens, qui lui fournirent un asile, dans lequel il se tint quelque temps enfermé; mais il lui tardait d'agir ; il commença bientôt à se montrer publiquement dans sa paroisse, où il rétablit l'ordre et le culte. La petitesse de son troupeau et l'ardeur de sa charité lui permettaient de rayonner dans les paroisses voisines et de suppléer ses confrères absents ou cachés. Tant de hardiesse devait le compromettre. Le 29 fructidor an VII, (15 septembre 1799), le commissaire du District près l'administration municipale du canton de Florensac et l'agent municipal de la commune