‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 213 sur 324 · LAU · texte numérisé non relu

LAU

curé de Marseillan, fut nommé à ce poste par Mgr de Saint-Simon, qui en avait l'entière disposition et qui tenait à n'envoyer que d'excellents sujets dans les paroisses un peu considérables de son diocèse. M. Lau remplaçait M. Vial, autre prêtre d'un grand mérite. A peine fut- il installé que, se livrant tout entier au service des âmes et ne s'épargnant jamais, il s'appliqua d'une façon toute particulière à l'instruction religieuse des enfimts et des adultes.

Quand vint le moment critique, il refusa le serment et s'expatria, n'étant alors âgé de 30 ans.

Cf. Ms. de l'abbé de Gohin, Etai du cierge sec. et rr'g. du dioc. d'^y4gde, p. 12.

LAURÈS {Gabriel),

natif de Béziers, diacre, déporté d'Agde à Nice (9 août 1792), rentré sous la loi du 9 fructidor qui rappelait les ecclésiastiques déportés; il avait alors 57 ans. Il était devenu aveugle et demanda à rester en réclusion chez son beau-frère. Sans égard pour sa triste position, l'Administration centrale décida que, ayant été déporté, il devait sortir du territoire français (11 vendémiaire an VI, 2 octobre 1797). Enfermé dans la Maison de Réclusion de Montpellier, il renouvela sa pétition, demandant cette fois à demeurer enfermé dans sa propre maison (14 prairial an VII, 2 juin 1799;. Il paraît qu'on se montra moins intraitable.

Cf. Arch. de l'Hérault, L. 443.

LAUSSEL (Alexandre),

ex-Bénédictin, petit-fils d'Antoine Laussel, secrétaire du roi (1702), était connu pour son dévouement à la famille royale.

Le commissaire du Directoire exécutif près l'Administration municipale du canton de Clermont-l'Hérault signalait à cette assemblée la conduite, contre-révolutionnaire, selon lui, de l'ex-Bénédictin, « comme étant celle d'un homme rusé et dangereux, tenant des conciliabules, tous les jours, dans une métairie appartenant à son père et située au tènement des Cibières, à Clermont, soit avec les chouans de la commune, soit avec ceux des environs, avec lesquels il tenait des complots w. Il demandait à celle-ci de l'autoriser à procéder à son arrestation. L'Administration municipale, trouvant sans doute l'accusation mal fondée, ne voulut point se plier à ce qu'on lui demandait et laissa le commissaire libre d'agir comme il l'entendrait et d'arrêter, sous sa responsabilité personnelle, le prétendu chouan, si tels étaient les ordres de l'autorité supérieure (Procès-verbal du /<? prairial an FI, 7 juin ij^ts). Là-dessus, le commissaire fait saisir l'ancien religieux par les gendarmes et l'envoie à Montpellier (20 prairial). Le président du Département écrit aussitôt au trop zélé commissaire : « Vous avez outrepassé vos pouvoirs,

si cet individu n'est pas atteint par la loi du 19 fructidor ». {Lettre dii Départ, 21 prairial an VI), Ce qui n'empêche pas le prévenu d'être enfermé dans la Maison de Justice. Mais, en même temps que cet ex-religieux, l'administrateur municipal commissaire des prisons de Montpellier reçoit une lettre du président du Département qui lui dit à propos de Laussel : « Son arrestation a été faite par une fausse interprétation d'une lettre adressée au commissaire du Directoire exécutif, le 6 du présent mois, par l'Administration du Département. L'arrestation de cet individu n'est pas dans la forme prescrite par la Loi. Je vous invite et vous requiers, si besoin est, à le faire mettre de suite en liberté. » (Lettre du T)épart, 21 prairial y an VI),

Cf. Arch. de l'Hérault LIH, M4. Police,

LA UTREC (^ndré'Martin),

né à Béziers le i" février 1725, Prémontré, non assermenté, 1000 1. émigré.

En 1803, succursaliste à Hérépian, — sans pension.

Cf. Arch. de VEvùché, Tableau du Cîergé,p, 219.

LAUZIÈRES {Louis),

à Jonquières, ayant cessé ses fonctions à la promulgation de la loi du 19 fructidor. — Sujet à déportation (Saint-André, 9 vendémiaire an VI, 30 sept. 1797).

Cl. Arch. de l'Hérault, L. 443.

LA UZ Y (Jean),

né le u mars 1760, ancien curé de PégairoUes, réfractaire. — Sa présence est signalée à Saint-Jean de Buèges, par le commissaire nmnicipal (n pluviôse an M, 1*=' février 1798). — Le maire de Lansarguts écrit au préfet (S prairial an IX, 28 mai 1801': « Les habitants ont fait venir un prêtre catholique, nommé Lauzy, «âgé de 45 ans, dont ils font l'éloge;

5Jt58 ]

Page 1