IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Pot
mais il n'a pas fait la promesse de fidélité. 11 attend que le Pape parle ». Le préfet répond qu'il faut lui demander la promesse.
En 1803, il était succursaliste à Saint-Jean de Buèges et en 1807 à Montpeyroux et Lagamas, avec pension de 266.66. — Le 12 juillet 18 10, Mgr Fournier lui confiait les paroisses de Viols-le-Fort et de Violsen-Laval : Décédé le 25 mars 1836, étant aumônier de l'hôpital général.
Cf. Arch. de l'Hérault, V, Police du Culte; — Arch. deTEvêchê. "BJg. des Décès.
LA FIE (Jean),
prêtre déporté rentré, s'inscrivit à Lodève comme étant d'avance dans la communion de Tévêque concordataire. En 1 821, il fut nommé curé de Saint-Pierre de Lodève, après M. Fulcran Beaupillier, bien que âgé de 80 ans. Malgré son grand âge, il put encore administrer son église durant cinq ans révolus. Il mourut en 1826. Prêtre vénérable, regardé comme un martyr et un saint, au dire de M. le chanoine Lazaire. « Multa tulit tnalay divinâ pro lege inendd », dit son épitaphe.
Cf. Le chanoine Lazaire, Eloge de Mgr de Fumet,
LA VIT (Louis-Raymond-François) y
curé-archiprêtre de Saint-Fulcran, à Lodève, docteur en théologie, était né à Lodève, le 19 février 1739. Il était secrétaire de Tévêché de cette ville à la mort de Mgr de Fumel. Lorsque survinrent les mauvais jours, il se cacha d'abord avec l'abbé Lagare, chez un Lodévois qui fut bientôt dénoncé et paya de sa vie l'honneur d'avoir offert l'hospitalité à ces deux confesseurs de la foi. Des amis sauvèrent Lavit et Lagare qu'ils n'abandonnèrent plus jusqu'à la fin de la Révolution.
Un arrêté du conseil du District de Lodève du 9 frimaire an II (29 novembre 1793) référait au conseil du département de l'Hérault les déclarations faites par cinq prêtres de Lodève ou des environs, et la remise de leurs lettres de prêtrise. Il cherchait à englober l'abbé Lavit dans ces actes de « déprêtrisation J>. Le Conseil de l'Hérault arrêta de
V Ancien Clergé du Diocèse de Montpellier.
« faire mention honorable de la déclaration » de ces cinq misérables terrorisés par la perspective de la guillotine ; mais déclara qu'il i>'y avait « lieu de délibérer au sujet du citoyen Lavit ». [T^rocis-verbanx dt rassemblée administrative^ IV ^ }37 > séance du j^^ décembre 179})» H fit cependant le serment de haine à la royauté et à Tanarchie, de fidélité et d'attachement à la République et à la Constitution de l'an III. Et néanmoins il fut dans la suite sommé par la municipalité de Lodève d'a/o.r à vider le territoire français, comme étant par son âge sujet à la déportation. Il prit un passeport (^ vendémiaire, 29 septembre 1797) pour la Prusse ; mais n'en fit point usage. Plus tard, on revint à la charge. Lavit entreprit de résister, s'appuyant sur ce fiiit que n'ayant jamais quitté son pays natal, on n'avait pas le droit de l'en expulser (26 thermidor an IX, 14 août 1801). L'affaire, déférée au sous-prétet, celui-ci proposa au préfet de faire tenir Lavit en surveillance à Montpellier ; mais il paraît qu'on le laissa tranquille.
Le 13 messidor an X(2 juillet 1802), Lavit s'inscrivit, à Lodève, comme étant d'avance dans la communion de l'évêque concordataire. A la réorganisation du culte, il fut nommé vicaire général pour l'ancien diocèse de Lodève. Mgr RoUet l'avait autorisé à ouvrir les églises de l'hôpital et des Pénitents-Bleus, le chargeant de fournir à ces deux sanctuaires les prêtres nécessaires.
Le dimanche 24 pluviôse an XI (13 février 1803), jour où on célébrait la fête de saint Fulcran, patron de la ville et de l'ancien diocèse de Lodève, les offices furent célébrés avec une très grande solennité. Comptant sur les bonnes dispositions du curé vicaire général, le maire de Lodève l'invita à ordonner qu'il fût chanté un Te Deum, en actions de grâces pour la conclusion du Concordat. M. Lavit se rendit de la meilleure grâce du monde à cette invitation et un concours prodigieux de fidèles de tous les partis se rendit à la messe et aux vêpres après lesquelles on chanta le Te Deum demandé. A l'issue de la cérémonie du soir, le sous-préfet et les membres de la municipalité allèrent en corps remercier