‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 218 sur 324 · IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi · texte numérisé non relu

IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi

cathédrale (2 mai 1770) et du grand archidiaconé (20 août 1770). Vicaire général de Mgr de Malide.

Nommé président de TOrdre du Clergé, dans l'Assemblée de la Sénéchaussée tenue à Montpellier (T»* janvier 1789).

Les jansénistes lancèrent contre lui un pamphlet ayant pour titre : « Quatre lettres à un graud-vicaire de Montpellier w, lui reprochant de partager les prétendues erreurs des jésuites, en fiiit de justification au tribunal de la pénitence.

Au mois d'avril 1790, il fut nommé par le chapitre cathédral président de la commission qui devait représenter ce chapitre lorsque viendrait le moment de l'exécution des Décrets. Les membres de cette commission étaient : Cambacérès, Lajard, Ollivier des Paillères, commissaires; Gaston et Broussonnet, syndics annuels.

Il refusa le serment. Sa pension fut réglée. à 4.640, 16, 9. Décédé le 29 juillet 1792.

Cf. Du MÈGE, p. 667. — L. DE La Roque, ^nmmlre bist. et gènéat. de la province de Languedoc (2™* année.)

LOZERAN bu FESC {Jacques de),

né à Aniane, en 1756. Etait encore tout jeune lorsque Jean-Pierre- Comte de Montmaur, hebdomadier-chevillier, le nomma chanoine de la Cathédrale de Montpellier (30 décembre 1772). Il fut installé le 2 janvier suivant, n'ayant reçu que la sijiple tonsure ecclésiastique. Peu après, pourvu de la chapelle de Saint-Antoine, dans l'église paroissiale d'Aniane (23 avril 1773), et enfin nommé chanoine succenteur, au chapitre cathédral Saint-Nazaire, de Béziers. Depuis quelque temps en possession de ce personnat, il pensa que, pour lui, était venue l'heure de recevoir les ordres sacrés. Il avait alors vingt-sept ans. Dans l'intention de s'y préparer, il entra au séminaire diocésain de Béziers (8 octobre

A la Révolution, il montra la termeté de ses convictions, signa la

Ancien Clergé du biocése de Montpellier,

lettre du chapitre à Mgr de Nicolay (26 octobre 1790) et refusa je serment constitutionnel. Sa pension avait été réglée à la somme de 2.388 livres, 1 5 sous, 6 deniers. Parti pour la déportation, mais bientôt rentré, la promulgation de la loi du 19 fructidor an V ($ septembre 1797), le mit dans la nécessité de quitter de nouveau son pays et de prendre, à Aniane, un passe-port pour l'Espagne (S vendémiaire an Vf, 29 septembre 1797).

Malgré cette démarche, on ne le croyait pas parti et on le recherchait encore à Aniane, le 12 frimaire an VI (2 décembre 1797). Revenu en France vers le 18 janvier 1798, il exerçait le saint ministère à Aniane, lorsqu'il reçut Tordre de se rendre dans la Maison de Réclusion, à Montpellier. Il obtint cependant bientôt l'autorisation de se retirer dans sa famille, sous la surveillance de la police, et après avoir fait la promesse de fidélité (14 messidor an VIII 3 juillet 1800). Nommé chanoine honoraire en 1807, il mourut peu après.

Cf. Arch. de l'Hérault,!-, 443 bis.

LU CHAIRE {Jean),

chanoine de Lodève et vicaire général. Déporté d'Agde a Nice, le 19 août 1792, à Tûge de 61 ans. Le 3 messidor an X (22 juin 1802), Fabreguettes, sous-préfet de Lodève, écrit à son sujet au préfet: «... Je n'ai que des entêtés ! Celui qui m'a le plus surpris en arrivant, est le citoyen Luchaire (Jean), rentré depuis peu en France, et dans la commune de Lodè\x% ancien chanoine et se disant vicaire général du diocèse. Il s'est permis de donner le bis \ plusieurs prêtres, de faire des Mandemens qu'on tient seciets, à la vérité, mais qui n'entretiennent pas moins l'esprit d'indépendance et de désobéissance dont les prêtres qu'il dirige n'étaient que trop animés avant lui. Je crois, citoyen Préfet, et je vous invite à prendre un Arrêté portant que, étant instruit que ce prêtre est en relation continuelle avec les insoumis, qu'il fait les fonctions de vicaire général du cy-devant diocèse, il lui est fait deftense de continuer

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