‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 25 sur 324 · I. Les Constitutionnels · texte numérisé non relu

I. Les Constitutionnels

Sous la Terreur, il remit ses lettres de prêtrise au district de Béziers, et l'abbé de Gohin pensait qu'il n'avait pas dit une seule fois la messe. Il persista dans son schisme et chercha à se procurer les ressources nécessaires à son existence, en se faisant nommer secrétaire-greffier de la commune.

Le fait suivant suffira pour faire connaître ses sentiments : Un prêtre catholique, résidant à Agde, s'était rendu dans une maison de la ville pour porter les secours de la Religion à un malade. Benoit l'a vu de loin et, oubliant qu'il est prêtre lui-même, malgré son schisme et ses fonctions municipales, va l'attendre au sortir de cette maison, pour le saisir. Il ne peut en venir à bout et court à sa poursuite, criant à pleins poumons de l'arrêter.

L'apostat ne conserva pas longtemps son emploi : il en fut dépossédé pour des motifs peu avouables, dit-on. Il vivait encore sous l'épiscopat de Mgr Fournier, qui l'avait inscrit sur son Tableau du clergé du diocèse^ avec cette double qualification (c Constitutionnel mauvais ^ .

Cf. Ms de l'abbé de Gohin ; — Arch. de l'Evôché.

BERNARD (Jean-Tierre) ,

signa, comme curé de Maureilhan, les actes du synode de Béziers. Après la Révolution, il résidait à Béziers. Classé par Mgr Fournier parmi les « prêtres constitutionnels persévérant dans leur schisme ».

Cf. Arch. de rÉvôché.

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