OLIVE
nommé par Mgr de Saint-Simon à la cure de Cette, en 1759 ; en remplacement d'un indigne pasteur, condamné au bannissement perpétuel, et que Mgr de Charleval s'était vu forcé de poursuivre. Il fallait un prêtre capable de faire oublier les scandales donnés par le curé dépossédé. On n'en trouva pas de plus recommandable que M. Olive, déjà mis en possession par Mgr de Charleval avec le titre de pro-curé . Celui-ci, par son zèle, ses talents pour l'administration et pour la chaire, justifia le choix que ces deux évêques avaient fait de sa personne pour ce poste, alors le
L'Ancien Clergé du Diocèse de Monipellier,
plus considérable du diocèse, après Agdeet Pézenas. Trois vicaires secondèrent admirablement son action : c'étaient les abbés Gourgon, Girard et Michel.
Il refusa le serment à la Constitution civile du Clergé. Sa pension fut réglée à 500 livres. Il s'éloigna d'un troupeau cher à son cœur et dont il était tendrement aimé et partit pour TEspagne.
Il mourut le 8 décembre 1792, en véritable confesseur de la Foi, à Saint-Fabien, à 20 lieues de Barcelone ; assisté dans sa dernière maladie par l'abbé Maarin, bénéficier de la cathédrale d'Agde et par le diacre Vivarès. Il avait gouverné sa paroisse durant 32 ans.
Cf. P. Delbrel, Le Clergé français réfugié en Espagne pendant la Révolution, pp. 2\ et 468 ; — Ms. de Tabbé Gourgon ; — Ms. de l'abbé de Gohin, FAat du Clergé séc. etrég. du Dioc. d'^Àgde, p. 12.
OLIVET {Alexandre),
prêtre, chanoine de la collégiale Sainte-Anne, de Montpellier, né vers 1736, avait refusé le serment et s'était déporté d'Agde à Nice (7 septembre 1792). Etant rentré, on l'arrêta à Gignac. Il adressa alors une pétition à l'Administration centrale, par laquelle il demandait à ne pas être déporté de nouveau. Celle-ci passa à l'ordre du jour : «Attendu que le pétitionnaire, ayant déjà été déporté, devait sortir du territoire de la République (11 vendémiaire an VI, 2 octobre 1797). » Olivet quitta donc le logement qu'il occupait à la grand'rue et repartit pour l'étranger (2} vendémiaire, 14 octobre).
A sa rentrée définitive en France, il se fixa à Montpellier et n'occupait aucun poste dans le diocèse, à raison sans doute de son grand âge. Il était cependant, cela va sans dire, en parfaite communion avec Mgr RoUet, évêque concordataire, comme plus tard avec Mgr Fournier.
Cf. Arch. de THérault, L. 442; — Arch. de l'Evêché.