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IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi

OLIVIER {Jean-Jacques'Léonard),

né en octobre 1757. Le Département prit contre lui un arrêté le condamnant à la déportation (28 germinal an VI, 17 avril 1798).

A la restauration du culte, il reçut le titre de sticcursalisie à Saint- Mathieu, de Montpellier; titre qu'il échangea contre celui de curé; Saint-Mathieu ayant été érigée en cure de 2* classe, 10 février 1829. Il était chanoine honoraire (1807).

Décédé le 4 mai 1830, à Tâge de 73 ans.

Cf. Arch. de TEvêché, Reg. des DéUs.

OLIVIER (Joseph'Honoré),

prêtre, bénéficier au chapitre Saint- Aphrodise, né en octobre 1757. Sa pension réglée à 1.094 1. 7 s. 8 d. Refusa le serment et se déporta d'Agde à Nice le 11 septembre 1792. Il avait alors 34 ans.

OLIVIER (Marie-Antoine),

bénéficier au chapitre d'Agde, né dans cette même ville en 1738, se sentit de fort bonne heure appelé à Tétat ecclésiastique. Aussitôt après son élévation au sacerdoce, il fut nommé vicaire à la paroisse Saint- Etienne, dans son pays natal. Le curé ayant reçu un successeur, Tabbé Olivier quitta ses fonctions de vicaire, continuant cependant, sur la prière de son évêque, à s'occuper de la direction des âmes. Chargé, à la cathédrale, d'une hebdomade sous-diaconale, il partageait son temps entre l'assistance au chœur et la confession.

La Révolution fut pour lui et pour sa famille très ruineuse; mais elle servit à mieux faire briller sa foi. Il partit d'Agde pour Nice, le 8 août 1792 et se rendit à Rome. Rentré en France, cinq ans après, il courut les plus grands dangers, une lettre venue d'Espagne ayant annoncé ses intentions. La lettre, saisie à la poste, avait été envoyée à Cochon, ministre de la Police générale, qui écrivit aussitôt au commissaire du Directoire exécutif près le département de l'Hérault (23 ventôse an V,

[/Ancien Clergé du Diocèse de ManipeJier.

13 mars 1797). Il trouva un^asile dans une maison de campagne solitaire, appartenant à M. Boudet, connue sous le nom de Mont-Redon, dépendant de la commune de Saint-Pons-de-Mauchiens. Il y réunissait toutes les semaines les fidèles des environs, bénissait les mariages et baptisait les enfants. Quelquefois il avait la témérité de sortir de sa retraite pour aller exercer son zèle auprès des habitants de Montagnac. Une pierre sacrée sous le bras, il allait de grange en grange et même de paroisse en paroisse, célébrer les saints m'ystères. Sa vie était souvent en danger. Peu lui importait; c'était comme on l'a dit : t^ Tâme d'un saint, dans un corps d'acier ».

Après avoir été placé sous la surveillance municipale, il fit la promesse de fidélité et reçut de l'administration diocésaine d'Agde le titre de pro-curé de Montagnac.

Cf. Ms de Tabbé de Gohin, p. 114 ; — Arch. de l'Hérault, L. 141; — Blaquière, Histoire de Saini'Pons-ik'Mauchieus, p. 72.

OLIVIER DES TALLIÈRES {Nicolas-François),

né le 17 février 1733, à Moulins dans le diocèse d'Autun, et baptisé le surlendemain, était fils de Charles-Auguste OHvier des Pallières, conseiller du roi et son procureur au bureau des finances de la Généralité de Moulins, maire et marguillier de l'église Saint-Jean. Il eut pour parrain son trère aîné Charles-Auguste et fit ses études à Paris, où il reçut les grades de maître ès-arts et de docteur en théologie, de même que tous les saints ordres.

L'évêque de Montpellier, Raymond de Durfort lui donna des lettres de vicaire général (26 novembre 1766) et de vice-chancelier de l'Université de Montpellier (13 décembre de la même année) ; le nomma oflîcial du diocèse (6 juillet 1767) ex, jure devoltito, chanoine et sacristain de la cathédrale, en remplacement de Benoît de la Prunarède, décédé depuis peu (5 mai 1770). Honoré de la confiance de son évêque, l'abbé des Pallières l'accompagnait assez habituellement dans ses tournées pastorales.

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