‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 265 sur 324 · PORTAI · texte numérisé non relu

PORTAI

était jésuite. Lors de la suppression de son ordre, il se retira à Naples, où il fut établi aumônier et confesseur d'un couvent de religieuses. Obligé de sortir des Etats de Naples comme Français, il revint en France, où son mérite connu le fit nommer à Ihebdomade sous-diaconale du chapitre cathédral à Agde.

Peu après, la loi du serment le fit dispraître. Il passa par Milan, puis retourna à Naples et y fut accueilli avec bonheur par les religieuses qui l'avaient vivement regretté.

Cf. Ms. de l'abbé de Gohin, p. 115.

PORTALÈS (^ndri),

prêtre Récollet né en 1726.

Après avoir refusé le serment il s'était retiré à Béziers, avec une

U Ancien Clergé du Diocèse de Montpellier,

pension de 800 livres qui étaient toute sa ressource. Accusé de susciter des troubles et d'animer les esprits contre la République et sur ce qu'on faisait observer qu*un vieillard atteint de graves infirmités (hernie double), n'était pas bien à craindre, un des administrateurs du District : répondit : « Il n'a pas besoin de sortir de chez lui, si les esprits faibles vont l'y joindre ». Malgré les certificats de deux médecins de Béziers, on le fit partir pour Montpellier, où on l'enferma dans la Maison du Séminaire, sur un ordre du Directoire du Département. D^ns la suite, on le transféra à Sainte-Ursule, où il passa vingt-cinq mois. Un Arrêté du représentant Girot-Pouzol lui rendit la liberté (26 germinal an III, 15 avril 1795) à raison de ses 72 ans et de ses infirmités.

Enfermé de nouveau, le (16 brumaire an IV, 7 décembre 1795), en vertu de la loi du 3 brumaire an IV, (25 octobre 1795), il passa cette fois dix -sept mois en réclusion. Sur sa demande, on l'autorisa à vivre en réclusion dans sa maison, à Béziers (6 floréal an V, 25 avril 1797).

Cf. Arch. de l'Hérault, L. 442, et LIH. V.

PORTALON (Joseph'^phrôdise),

né à Saint-Gervais vers 171 3. Bénéficier au chapitre Saint-Nazaire, signa la lettre de ce chapitre à Mgr Nicolay (26 octobre 1790).

Il refusa le serment et se rendit en Suisse. Rentré bientôt à Saint- Gervais, il s'y tint caché de son mieux. Mais il ne tarda pas à être dénoncé comme tenant des assemblées nocturnes et fanatisant les esprits (15 janvier 1793).

Envoyé à Montpellier sur Tordre du District de Béziers (29 janvier 1793) et mis en réclusion, où il resta longtemps, il voulut se prévaloir de son âge et de son état de souff"rance pour réclamer l'autorisation de rentrer à son domicile, sous la surveillance des autorités ; cette permission lui fut refusée.

Après une longue détention, l'Administration centrale du département, sur l'avis de la Municipalité de Saint-Gervais, lui permit de se

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