IV. Les Martyrs et Confesseurs de- la Foi
rendre dans cette commune et d'y demeurer en réclusion chez lui, toujours sous la surveillance des autorités locales, « à la charge par lui de ne communiquer avec qui que ce fût, pour raison de culte ou d'opérations religieuses» (13 fructidor an VI, 30 août 1798). Quelques mois plus tard, le commissaire près l'Administration municipale de Saint- Ger\'ais ayant à rendre compte au commissaire du Directoire exécutif près l'Administration centrale, affirmait qu'Aphrodise Portnion était « caduc et n'exerçait aucune fonction publique» (23 frimaire an VII, 13 décembre 1798).
Une lettre du président de l'Administration centrale de l'Hérault, adressée au ministre de la Police générale (i^ prairial an VII, 2 juin 1799) parlait ainsi de Portalon : « Plus qu'octogénaire et placé sous la surveillance, a été autorisé à transférer sa résidence de Saint-Gervais à Béziers, où il trouvera des soins pour son âge et son état. L'Administration centrale le lui a permis. Sa conduite régulière et conforme aux lois, etc ». Le ministre confirmait les dispositions prises par le Déparment et demandait seulement qu'Aphrodise Portalon fit connaître la maison qu'il avait choisie pour son domicile (11 messidor an VII, 29 juin 1799).
Cf. Arch. de l'Hérault, L.
PORTALON (Jean-Joseph'^lexandre),
né à Saint-Gervais. Frère puîné du précédent, qui partagea sa courageuse résistance,dont la vie ressembla beaucoup à la sienne,partit pour l'Espagne.
Cf. Hist, relig. dtidep. de V Hérault, III, 18.
PORTALON TyHOUSSIÈRES,
neveu des précédents, devint chanoine honoraire et vicaire général, à Montpellier, sous Mgr Fournier. Il se retira sur la paroisse de la Madeleine, à Béziers, et mourut en 1822.
Cf. pour les Portalon : Arch. de la commune de Saint-Gervais, Reg. des Déîih
V Ancien Clergé du Diocèse de Montpellier.
«07, ij^)'i8io)\ — Arch. de l'Hérault, L. 358, 442, 443; — Ordo de Montpellier pour 182) ; — Rossignol. Les prêtres du dép. du Tarn, p. 182 ; — Arch. de TEvêché, Tableau du Clergé du diocèse, p. 162.
POUGET (Gaspard-François) y
curé de Saint-Thîbéry, son pay^ natal. Né en 1728. Il fit ses études avec tant de succès au séminaire d'Agde que M. de Charleval, peu après son ordination à la prêtrise (1753) lui donna la cure ou vicairie perpétuelle de Saint-Thibéry. M. de Charleval et M. de Saint-Simon, son successeur, n'eurent qu'à se louer de sa gestion. Il donnait un soin tout particulier aux instructions qu*il adressait à son peuple et se trouvait bien secondé dans l'administration de la paroisse par son vicaire Crastignac.
A la demande du serment constitutionnel, ils se décidèrent généreusement tous deux à tout quitter pour Dieu. Ils se séparèrent même : le vicaire passa en Espagne et le curé en r.alie (Pension : 1.585 fr. 10 s.).
Ce dernier ne pensait qu'au fetour et, dès que le moment lui parut favorable, il se rendit d'abord à Marseille et puis à Saint-Thibéry. Mais il trouva sa paroisse au pouvoir d'un intrus, religieux apostat, Tex-père Dom Briguet. M. Pouget estimait que son troupeau reconnaîtrait sa' voix et se rallierait facilement autour de sa houlette. Il comprit bientôt, et à «sa grande douleur, qu'il s'était trompé. Il se vit même contraint à se tenir caché jusqu'au moment où la liberté fut rendue aux prêtres catholiques, moyennant la promesse de fidélité.
Il eut enfin la consolation de remettre la charge pastorale à M. Peys, son compagnon d'exil et, le 13 juillet 1806, il allait recevoir la récompense promise aux serviteurs fidèles.
Cf. Ms. de Tabbé de Gohin, Etat du Clergé séc. et rég, du Dioc. d'Agde, p. 16. — Arch. de THérault, L. 443. V, Police du culte. Lettre du Maire de Saint-Thibéry^ 8 pluviôse an IX, 28 janvier 1801.
POUJOL (Jean-Pierre),
né à Montpellier de parents pauvres, le 20 janvier 17 18. Fit ses études