‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 273 sur 324 · REBOUL · texte numérisé non relu

REBOUL

docteur en théologie, était prieur de La Roque-Aynier, à la Révolution. Le 6 septembre 1789, il bénit solennellement dans son église un drapeau « qui ne devait sortir que pour cause de guerre et pour la procession de la Fête-Dieu; mais jamais pour aucune cérémonie profane. » La garde en fut confiée au prieur.

L'abbé Reboul refusa le serment et préféra l'exil à l'apostasie. Le 16 août 1791, après avoir dit la messe à 4 heures, il quitta sa paroisse et prit le chemin de l'Italie.

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Le 22 novembre 1801, il revint à La Roque et célébra la messe. Le même jour, ses paroissiens chantent un Te T)enm pour fêter son heureuse arrivée. Son absence avait durée dix ans, trois mois et six jours. Le 12 juin 1803, ils font une procession solennelle du Saint-Sacrement, tout autour du village. En cette circonstance, le curé fait preuve d'autorité en refusant aux pénitents de revêtir leurs sacs. Il le permet seulement i\ onze d'entre eux, dont les uns dirigent la procession et les autres environnent le Saint-Sacrement. Le 17 juillet de la même année, le curé Reboul obtient de Tévêque la permission d'exposer le Saint-Sacrement huit jours consécutifs, comme préparation à la fête patronale de sainte Madeleine, à condition « qu'on ne célébrera pas la fête en débauche » ; mais ce la jeunesse » oublie la modération qui lui a été recommandée et se divertit au son du haut-bo's. Le curé-prieur, fort mécontent, n'expose point le Saint-Sacrement le dimanche 24 juillet, jour de la solennité publique, et de plus, comme deux pénitents avaient participé aux réjouissances profanes, l'entrée de l'église leur est interdite pendant un an et un jour. Décision sévère, sans doute, mais parfaitement justifiée par l'esprit de dévouement et de sacrifice d'un confesseur de la foi qui n'avait pas marchandé avec le devoir.

Ce fut sans doute par suite de son mécontentement que le prieur Reboul quitta sa paroisse pour devenir simple vicaire à Saint -Denis, de. Montpellier (27 août 1803).

Cf. Le Prieur Manissié, La Koque-^ynier, p. 34 et suiv.

RÉGIME AU D {Jean-Pierre),

né à Montpellier, le 18 janvier 1768, vicaire à Poussan, avait refusé le serment et s'était embarqué à Aiguesmortes pour l'Italie. En 1803, il était succursaliste à Lavérune avec pension de 266 fr. 66 c.

Cf. Arch. de l'Hérault, L.

REMOUY{Jean\

prêtre de Lodcve, déporté d'Agde à Nice, le 11 septembre 1792, à l'âge

de 35 ans.

RENAUD (Jean),

prêtre de Montpellier, sujet à la réclusion « se disant malade, sera reclus dans les 24 heures et soigné ». Il était hgé de 74 ans (26 vendémiaire an VI, 17 octobre 1797). Sa maladie prétendue consistait en un tremblement général qui l'empêchait de porter les aliments à sa bouche. Sur un certificat du professeur Broussonnet, Renaud fut remis en liberté, sous la surveillance, à Montpellier (7 fructidor an Vil, 13 septembre 1797).

REVALARD (Jean-'Bapiiste),

prêtre du diocèse de Béziers, né le 3 novembre 1760, déporté d'Agde à Nice, le 9 août 1792.

En 1803, succursaliste à Magalas (canton de Roujan), jouissant de Testime publique. Pension 266 fr. 66. Décédé en avril 1834.

.Cf. Arch. de l'Evêché; Tableau du CUrgc, p. 249, et Tisg- àes Décès.

REVEILLON {Auguste),

né à Lodève, en 1771, avait reçu de Mgr de Fumel les premières leçons de toi, de piété, de vertu.

Pendant la tourmente révolutionnaire, il se retira à Marseille, continua ses études théologiques et fut élevé au sacerdoce. On raconte que de la chambre où il était caché, il voyait fonctionner la guillotine qui abattait la tête des prêtres et des religieux.

De retour à Lodève, il y déploya un si grand zèle et une si grande charité qu'il devint bientôt Tobjet de l'affection de tout le peuple. Il mourut à l'âge de 46 ans, d'une affection contagieuse contractée auprès d'un malade auquel il avait administré les derniers sacrements (2 avril i8i7).Il était vicaire de St-Fulcran et chanoine honoraire de Montpellier.

Cf. L'abbé Lazaire, Eloge de Mgr de Fumel, p. 71.

REY {Pierre),

prêtre de Béziers, né à Corneilhan, prébende à la cathédrale Saint-Nazaire, signa la lettre du chapitre à Mgr de Nicolay (26 octobre 1790).

Dénoncé au District de Béziers, comme tenant des assemblées et fanatisant les esprits, on voulait l'envoyer en réclusion à Montpellier. Il y était sujet, en effet, pour avoir refusé le serment constitutionnel : mais sur un certificat des médecins établissant qu'il ne pouvait être trans- I porté, on lui accorda un sursis.

j Une attestation de Tévêque de département du THérault le recom-

I mandait à la bienveillance des administrations diverses. Elle portait en

outre les signatures suivantes : Augier, prêtre; Cériza, prêtre; Caylar, vicaire épiscopal ; Pondérons, premier vicaire épiscopal ; Ardignac, vicaire épiscopal; Louis Jullien ; Trinquier (25 janvier 1793). Quelques jours après (29 janvier), le district appelé à délibérer sur la conduite à tenir vis-à-vis de Pierre Rey, se prononçait en sa faveur, en considération du « certificat délivré par l'évêque du département et par ses vicaires » cette tolérance justifiée par Tétat du réfractaire, perclus de rhumatismes lui valut d'être reclus provisoirement chez son frère, à Béziers : mais il finit par être envoyé en réclusion à Montpellier (8 prairial an IV, 27 mai 1796). On lui permit cependant de conserver auprès de lui sa servante « qui lui rend des soins et des services, à condition d'être recluse ». Il avait alors 87 ans.

Cf. Arch. de l'Hérault, L. 440, et 443.

REY (LouiS'Etiejwe),

prêtre de Béziers, non assermenté. Pension : 1303 1. 3 s.; déporté d'Agde à Nice, le 12 août 1792, âgé de 31 ans.

REY (Jacques),

né à Montpellier le 26 août 1748, prêtre sujet à la déportation, prit à Montpellier même un passe-port pour l'Italie (11 vendémiaire an VI, 2 octobre 1797). H était chapelain de Saint-Matthieu, Saint-Biaise, Saint-Martial et Sainte-Catherine,

Après la Révolution, il fut nommé vicaire à la paroisse de Saint- Jean-de-Védas, et décéda le i6 février 1825.

Cf. Arch. de l'Hérault, L.; — Arch. de TEvêché. Reg. des Décès.

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