IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Pot
de la Révolution il s'était déjà. retiré, sans traitement ni pension. Il habitait Béziers avec ses nièces, vivant avec elles du seul revenu d'une petite propriété qu^il faisait valoir.
Dénoncé au District de Béziers comme exerçant les fonctions ecclésiastiques, tenant des assemblées nocturnes et fanatisant les esprits (15 janvier 1793) et sommé de se rendre à la Maison de Réclusion, à Montpellier, il adressa au District et au Département une pétition pour être dispensé de la réclusion. Il faisait valoir une hernie étranglée, des vomissements fréquents et la difficulté d'uriner. Ces affirmations étaient reconnues exactes par les certificats de deux médecins. Le Directoire du District considéra ces certificats comme n'a)^ant aucune valeur et ordonqa de nouveau à Roudier de se rendre à l'ancien Séminaire, alors affecté à la détention des prêtres reclus (28 janvier 1793).
Cf. Arch. de l'Hérault, LIH. Vi.
ROUQUEL {Guillaume),
prêtre de Lodève, curé de Saint-Etienne, non assermenté. Rentré de la déportation, il prend à Lodève un passe-port pour se rendre à la Maison de Réclusion de Montpellier ^9 vendémiaire an VI, 30 septembre 1797); il était alors âgé de 62 ans. Sa sœur demanda l'autorisation de le garder chez elle (2 germinal an VI, 22 mars 1798). Le Département le lui permet.
ROUQUETTE (Joseph),
prêtre de Montpellier, ancien Chartreux, né le 3 février 1741, sujet à la déportation, « prétendu parti » (23 vendémiaire an VI, 14 octobre 1797). - En 1803, succursaliste aux Rives (canton du Caylar); en 1807, succursaliste à Lauroux (^canton de Lodève), pension 266 fr. 66. Il se retira à Montpellier, approuvé pour le saint ministère.
Cf. Arch. de l'Hérault, L. et Arch. de l'Evêché.
ROUFIÈRE (Jean),
chapelain de Sainte-Anne-de-Capimont, près lîédarieux, fit des difficultés pour livrer le calice et les ornements de sa chapelle. Pour l'y contraindre il fiillut avoir recours à la Municipalité de Mourcayrol, au District de Béziers et même au Directoire du Département. Il fut déporté d'Agdc à Nice, le 9 août 1792, à Tàge de 65 ans. On signalait sa présence au Poujol (22 frimaire an VII, 12 décembre 1798).
-Cf. Journal hebdomadaire du Département de VHi'rauît, no 13. — Arch. de l'Hérault, L.443.
ROUX {Jacques),
frère Récollet, reclus à Montpellier. Le 5 Messidor an II (23 juin 1794), « la maison de réclusion dite de Sainte- Marie » étant prête à recevoir les « ci-devant prêtres n, enfermés dans la maison du Collège, on leur en ouvrit la porte. Dans le grand et bel établissement des religieuses Visitandines, les détenus se trouvèrent plus à Taise et la plupart de ceux qui l'avaient déjà habité y reprirent leurs anciennes cellules particulières. Par un sentiment de noble charité, le Frère Roux consentit à se charger de la préparation des aliments pour ses co-détenus.
Cf. Arch. de l'Hérault, ^'^ '^ur, des Del ih. du District de Montpellier, p. 393. Etat des Prêtres reclus \i6 germinal an II, 5 avril 1894) ; — Ms. de Tabbé de Gohin' ; — F. Saurel, Hist, relig. du dtp. de l'Hérault, III, 70.
ROUZIER (Joseph),
chanoine de Saint-Aphrodise (1773), refusa le serment constitutionnel et se rendit à Mataro (Catalogne), où son ami Boyer, avec lequel il avait été vicaire à Béziers, lui faisait passer de l'argent. Une lettre, écrite par Rcuzier pour accuser réception d'un envoi, interceptée par la police, éveilla l'attention de celle-ci, Rouzier fut arrêté à sa rentrée en France et envoyé à l'île de Ré(i799).