IV. Les Martyrs et Confesseurs de la toi
SABATIER (Guillaume-'Pascaï),
prêtre du diocèse de Montpellier, né dans cette ville le i8 avril 17 19, sur la paroisse Notre-Dame-des-Tables, ordonné prêtre le 21 mars 1744, vicaire à Saint-Denis de Montpellier (28 janvier 1745), chanoine et sacristain du chapitre collégial Sainte-Anne (1768), prêcha le carême à Saint-Denis (1770) et à l'Hôpital Général (1771). Pourvu des chapelles Saint-Antoine en l'église Notre-Dame-des-Tables, Saint-Biaise, Saint- Martial et Sainte-Catherine (en l'église paroissiale de Poussan), Saint- Martin ^en l'église d'Autigny, diocèse de Rheims), notifia ses grades en 1772 et 1773, échangea son bénéfice de Sainte-Anne contre le précentorat de la collégiale de la Trinité.
Le 21 juillet 1789 il fut désigné pour représenter le Sixain Saint- Mathieu dans le Conseil permanent chargé de veiller sur la cité de Montpellier, en qualité de « Membre régénérateur » ; Conseil qui cessa de fonctionner le 24 janvier 1791.
Il refusa le serment constitutionnel. Sa pension de précentorat arrêtée à 1265 1. 8 s. 9 d. Reclus dans sa maison (4 prairial an IV, 23 mai 1796).
L'abbé Sabatier fit la promesse de fidélité le 7 pluviôse an IX (27 janvier 1801). Son nom figure sur VEtat nominatif des prêtres non employés, résidant dans ^Montpellier et qui sont dans la communion de DM, VEvéque y àxtssé par l'abbé Coustou le 20 ventôse an XII, 1 1 mars 1804.
Cf. Saurel, Hist, relig. du départ, de VHéraulty I. 204 et IV, XIX; — Faucillon, La Taroisse Saint- Denis,
SABLIÈRE Qean-Louis de La),
né le 14 octobre 175 1, fit ses études à Agde et obtint un bénéfice à la cathédrale de cette ville. Il n'était encore que diacre lorsque pressé de prononcer le serment constitutionnel, il s'y refusa, (pension 845, 3, 3.) vendit le peu de bien qu'il possédait et, comptant plus sur la Providence que sur ses ressources personnelles, partit pour Nice (8 août 1792). Ses moyens s'épuisèrent rapidement et l'évêque de Pistoie, touché de sa
17] L'AXam CLIROi ou UOCÉIB m MONTVILLm.
conduite régulière et édifiante, lui conféra le sacerdoce. Après un long éloignement de son pays, il put y rentrer.
A la reconstitution du culte, il fut successivement chargé des paroisses de Salasc et de Brignac. Il mourut à Gignac en décembre 1822, à Tâge de 71 ans.
Cf. Ms de l'abbé de Gohin, p. 120. — Ordo de Montpellier pour 1823.
SADDE (Tons),
ancien chartreux, âgé de 80 ans était enfermé dans la Maison de Réclusion à Montpellier.
Cf. Arch. de T Hérault, ^e /e^^. des Délih. du Distrit de D^ontpellier, Etat des Trétres reclus (16 germinal an II, 5 avril 1794).
SAGE Qtan),
curé de Saint-Gély de Fesc, rétracta courageusement le serment qu'il avait prêté dans un moment d'aberration. Le tribunal criminel de Montpellier le condamna à la déportation et ordonna qu'il serait détenu dans la Maison d'Arrêt, en attendant l'indication d'un lieu de rassemblement (16 nivôse an II, 5 janvier 1794). Dès que l'on sut à quoi s'en tenir à ce sujet, le Président du Département de l'Hérault donna l'ordre au Commandant de la Gendarmerie de faire conduire le curé de Saint-Gély de brigade en brigade, et sans délai, à Bordeaux (28 pluviôse an II, 18 mars
Cf. Ms. de Soulier Les Loisirs etc., I, 446. — Archives de THérault, L. 358.
SAINT'GEYKAT {iie},
chanoine théologal de l'église cathédrale de Saint-Pons et vicaire général de Mgr de Chalabre, avait obtenu, en 1789, la commende de l'abbaye bénédictine de Saint-Chinian qui le constituait seigneur de cette ville et de son territoire et curé primitif de la paroisse. Son revenu était de 8.000 livres.