I . Voir l'Art. Mares
U Ancien Clergé du Diocèse de Montpellier.
centrale et dicta, puis signa une pétition adressée à ce magistrat. Sa pétition accueillie avec bienveillance lui valut de demeurer en réclusion dans son domicile et Taffranchissement du garde national chargé de surveiller tous ses mouvements. A la suite de cet Arrêté, le président du Département faisait en effet observer à la Municipalité de Saint-Pons que rétablissement d'un garde n'était autorisé par aucune loi et que cette mesure illégale devait cesser sur le champ. On le comprit au chef-lieu du District, et cet inoffensif vieillard, plus qu'octogénaire, reçut la permission d'aller se promener dans la campagne (2 frimaire an VI^ 22 novembre
Il se soumit sans difficulté à faire la promesse de fidélité et se conduisit avec tant de prudence que le sous-préfet de Saint-Pons faisait son éloge dans une lettre qu'il adressait au préfet de l'Hérault, le 15 prairial an V (4 juin 1802). «... Je ne connais dans T Arrondissement d'autre personne chargée des pouvoirs de l'ancien évêque de Saint-Pons que le citoyen Treil Pardailhan... Ce prêtre est dirigé par un si bon esprit que je suis disposé à croire qu'il ne se permettra jamais aucun acte qui puisse porter atteinte aux sentiments de respect que l'on doit avoir pour le nouvel évêque ».
Après le Concordat, Mgr Rollet, reconnaissant les services rendus à l'Eglise par l'ancien représentant du dernier évêque particulier de Saint- Pons, le désigna pour son délégué officiel, dans cet arrondissement, avec le titre de vicaire général.
En cette qualité, Treil de Pardailhan eut à présider à l'installation du nouveau curé de Saint-Pons, l'abbé Guiraud {tAlexandre-loseph), Le . parti constitutionnel, fort mécontent de voir qu'on lui enlevait l'intrus Autier, se souleva et, dans la nuit du 16 au 17 novembre, assaillit à coups de pierres la maison de l'abbé Treil de Pardailhan, celle de son frère, la sous-préfecture et la maison où était descendu le nouveau curé.* « ^Njms ne le voulons pas ! » vociférait-on.
Le sous-préfet, la municipalité et les gendarmes cherchent à calmer