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IV. Lts Martyrs et Confesseurs de la foi

cette foule en démence et s'ils ne parviennent pas à rétablir Tordre, ils empêchent du moins le massacre du nouveau curé et de son installateur.

Après la sénatus-consulte qui proclama Napoléon empereur des Français, Mgr Rollet publie un Mandement qui ordonne dans toutes les églises une cérémonie religieuse avec chant du Feni Creator et du Te Deum. Aussitôt, brusquement saisis d'un accès de dévotion, les fonctionnaires de l'ordre civil se mettent en mouvement et précèdent le clergé. Barthès, sous-préfet de Saint-Pons, adresse la lettre suivante au grand vicaire Treil de Pardailhan, chargé de l'organisation du culte catholi(}uc dans l'Arrondissement :

« Monsieur, j'ai l'honneur de vous prévenir que, demain samedi, à 5 heures du soir, les Autorités administratives réunies feront la publication du Senatus-Consulte du 28 floréal dernier qui proclame Napoléon empereur des Français, et que, à cette occasion, le Feni Creator et le Te T>eitm seront chantés le même soir, à Téglise paroissiale. Je vous prie de donner vos ordres pour ce qui concerne cette dernière cérémonie ».

Treil de Pardailhan se laisse faire ; puis il écrit au préfet pour se plaindre de ce procédé quelque peu envahissant. Le préfet, plus convenable, fait la leçon à son subordonné ; « Je suis informé. Monsieur, lui écrit-il, que, à raison de la publication du Senatus-Consulte organique du 28 floréal dernier, vous avez invité le vicaire de Monsieur TEvêque de Montpellier à donner les ordres nécessaires pour que le Veni Creator et le Te Deum fussent chantés à l'église paroissiale. Je vous observe. Monsieur, que c'était à Monsieur le vicaire à vous inviter à cette cérémonie, comme l'a fait Monsieur TEvêque à mon égard et envers les autres Autorités administratives. Je vous prie, en pareille circonstance, d'attendre que les invitations vous soient faites par Monsieur le vicaire. Il doit députer vers vous, ou se transporter lui-même à la Sous-Préfecture, et c'est vous ensuite qui invitez les Autorités civiles ».

Cf. Arch. de l'Hérault, L/H, M/4, Police, Prêtres refractaires, an IV à Fan VIII ;— F. Saurel, Hist relig, du T^ép de V Hérault , III, 223 et IV, 78, 97, 164, 200.

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U Ancien Clergé du Diocèse de Montpellier,

TREIL DE VARDAILHAN (Jean-Alexandre- Vincent-de-Taul),

est autorisé par le ministre de la Police générale à se rendre à Paris (4 vendémiaire an IX, 26 septembre 1800). Prévenu d'émigration, il est mis en surveillance par un Arrêté du préfet de THérault (5 brumaire an IX, 27 octobre i8oo). Dans Téglise paroissiale de Saint-Pons, le jour de l'exposition au culte des fidèles du corps de saint Félicien, martyr, Treil de Pardailhan prononce un discours * . Cette relique, donnée par Benoît XIV, en 1755, à Mgr de Guenet, évêque de Saint-Pons, à l'occasion de la décoration de son église paroissiale, avait été cachée pendant la Révolution. On venait de la restituer à la cathédrale.

Cf. Arch. de l'Hérault, L, 443 .

TRINQUIER (Louis),

né à Thézan le 29 décembre 1763, déporté d'Agde à Nice le 9 août 1792, rentré à la faveur de la loi du 7 fructidor. Celle-ci ayant été rapportée parcelle du 19 du même mois, il avait pris un passe-port pour l'Espagne ; mais ne quitta plus le sol de la République et se tint caché à Thézan (canton municipal de Murviel) où il exerça le culte dans des maisons particulières. Il était recherché (9 fructidor an VI, .26 août 1798). Dans Tespoir de devenir libre,il demanda à faire la promesse de fidélitc (28 messidor an VIII, 17 juillet i8oo\

A la restauration du culte catholique, il devint succursaliste de Gorniès, canton de Ganges et, peu après de Puimisson (1803) avec pension de 266,66. Mgr Fournier le nomma succursaliste à Maraussan (1807) et à Autignac le 2 septembre 18 14.

Cf. Arch. de l'Hérault, L. 443 ; Arch. de l'Evêché.

TROSSE (Jean-Joseph-Fulcran),

prêtre de Salasc, déporté d'Agde à Nice, le 7 septembre 1792, à l'âge de 33 ans.

(i) Le discours de Treil de Pardailhan, imprimé à Béziers, Fuzier, on XII, in-4°.

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