‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 311 sur 324 · IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi · texte numérisé non relu

IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi

sous le nom de Père ^thanase, prêcha le carême à Saint-Martin-de-Londres et en même temps une quinzaine dans une paroiçse voisine (1766), Il piêcha aussi le carême à Saint-Jean-de-Buèges (1767).

A la Révolution, il refusa le serment et se retira dans son pays natal. Il n'avait d'autres ressources que la pension de la République. Sujet à la réclusion, il fut enfermé à Montpellier. A raison de ses infirmités, il obtint du représentant du peuple Girot-Pouzol un arrêté qui lui rendait provisoirement la liberté (26 germinal an III, 3 avril 1793). Peu après, obligé comme réfractaire de réintégrer sa prison, il fut placé dans la Maison Sainte-Marie, avec d'autres prêtres (30 brumaire an IV, 21 décembre 1793)' Vainement il essaya de rentrer chez lui ; sa pétition ne fut point prise en considération (3 pluviôse an IV, 23 janvier 1796), et son nom figurait encore sur l'Etat des Prêtres réfractaires détenus dans la Maison de Réclusion, présenté au Département le 3*^ jour complémentaire de Tan IV (19 septembre 1796).

Une pétition portant la signature de deux cent soixante habitants de Lodève, adressée à l'Administration centrale, demanda l'élargissement de Vernier. Elle affirmait que si ce digne prêtre était encore détenu à la Maison de Réclusion, c'était par suite de dénonciation malveillante ; on n'avait rien à lui reprocher ; il était ami de Tordre et de la tranquillité publique, et déjà, parfaitement édifié sur son compte, le représentant Girot-Pouzol avait ordonné son élargissement. Une pareille réclamation tut entendue et un Arrêté du 15 germinal an V (4 avril 1797), le rendit de nouveau à la liberté.

Mais ce ne fut pas pour longtemps, et le 9 vendémiaire an VI (30 septembre 1797), il se voyait forcé à prendre, à Lodève, un passe-port pour la Maison de Réclusion, à Montpellier. Revenu chez lui,d'après une permission de l'Administration centrale, « il se montra un des plus empressés à exercer le culte et à fanatiser ».

Par délicatesse de conscience, il ne pouvait se décider à faire la promesse de fidélité. Il était alors, ou du moins on le croyait, à Aniane. Sur

V Ancien Clergé du Dîocise de Montpellier,

un ordre de la préfecture, on se met en campagne pour le saisir et le conduire à Montpellier. Un adjoint et huit fusiliers se portent à la maison dans laquelle on le dit retiré ; mais il est impossible de le découvrir (17 août 1801).

En 1803, succursaliste à Ste-Croix-de-Quintillargues.

Cf. Arch. du Dép. de THérault, L. 442, 445; V. Tolice du Culte. (Lodève, 9 vendém.VI. 30 sept. 1797); — F. Saurel, Hist, relig, du Dép. de l'Hérault, IV, 61.

FERMIÈRE (Jean),

né à Aniane en décembre 1743, était fils du procureur du roi dans cette commune., Elevé au séminaire de Montpellier, il y reçut son titre clérical (100 livres) le 25 janvier 1769, et prit à Toulouse les grades de maître ès-arts et de bachelier en théologie. 11 fut ordonné prêtre à Montpellier (1770) et nommé vicaire à Saint-Denis de la même ville (1776-1778). A la Révolution, il refusa le serment et devint sujet à la déportation. Il se trouvait à Aniane lors de la promulgation de la loi du 19 fructidor an V (5 septembre 1795) et prit à Aniane un passe-port pour l'Espagne (13 vendémiaire an VI, 4 octobre 1797).

Cf. Arch. de l'Hérault, L. 443 bis.

FERMIÈRE (Fulcran),

né à Aniane le i"" juillet 1736. Cistersien, refusa le serment et fut porté sur la liste des émigrés, bien qu'il n'eût point quitté son pays natal, où il exerçait en secret le saint ministère. Il y était encore le 12 vendémiaire an VI (3 octobre 1797). Agé et infirme à cette époque, on l'autorisa à garder la réclusion chez lui (14 vendémiaire an VI). Il décéda le 23 août 1823, âgé de 87 ans, à Aniane.

Cf. Arch. de l'Hérault, L, 443 bis ; — Arch. de l'Evêché,

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