IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi
vertu d'une lettre du président de l'Administratiop centrale (i6 frimaire an VI, 6 décembre 1797) et enfermé à la Maison de Réclusion, à Montpellier.
VIALA {Louis),
plus connu sous son prénom de Ijotiis, quitta le bénéfice à charge d'Ames qu'il occupait dans le diocèse d'Albi, après avoir refusé le serment. Il vint se cacher à Montpellier où il fut autorisé à exercer le saint ministère. Plusieurs fois, il se vit sur le point d'être surpris dans l'acte des fonctions ecclésiastiques. Comme il connaissait l^abandon où se trouvait la ville de Cette sous le rapport de l'administration des sacrements, il vint s'offrir à l'abbé de Gohin, alors caché à Montpellier. Celui-ci accepta cette offre généreuse et donna tous ses pouvoirs à l'abbé Louis. Le ministère de*ce collaborateur obtint de grands succès, malgré son retard à se soumettre à la promesse de fidélité. On aimait en lui sa vie austère, sa tendre piété et sa grande générosité pour les pauvres. Nommé curé des Matelles, 31 octobre 1821. Décédé à Milhau le 26 mars 1836.
Cf. Ms. de Tabbé de Gohin, p. 128. — Arch. de l'Evêché ; Reg. des Décès
VIDAL {Etienne-François) y
ancien curé de Saint-Martin d'Orb, résidant depuis peu au masage des Nières, dans le canton de Saint-Gervais, rencontré un jour sans passeport par des gendarmes sur le chemin de Saint-Gervais àRongas (i*"" pluviôse an Vni, 21 janvier 1800), fut conduit par eux devant le juge de paix. Interrogé pour savoir s'il voulait jouir du bénéfice du Décret des Consuls et prêter ce serment : « Je promets fidélité à la Constitution », il répondit afliirmativement et fit la promesse, y ajoutant pourtant ces mots : « en tant qu'elle n est point contraire à la Religion et à ma consciences. Aussitôt il fut remis en liberté.
Cf. F. Saurel, Hist, reîig, du Dép. de V Hérault, IVf.
L'Ancien Clergé du Diocèse de Monipellier,
VIDAL {François),
prêtre d'Alignan, déporté d'Agde à Nice, le 5 août 1792.
VIGOVROUX {Bernard),
chanoine de Lodève, déporté d'Agde à Nice (19 août 1792). Après la Révolution, étant à Lodève, il se déclara dans la communion de l'évêque concordataire (14 messidor an X, 3 juillet 1802).
FIGUES (Iulcran\
né le 5 novembre 1746 dans le diocèse de Béziers, ordonné sous-diacre . par dimissoire (23 sept. 1769), était bénéficier à la cathédrale Saint-Nazaire et prédicateur distingué. Il intervint courageusement dans la malheureuse affaire de l'assassinat des gardes-sel (31 janvier 1790}, signa l'admirable lettre du chapitre à Tévêque de Nicolay (26 octobre 1790) et se tint longtemps caché pendant les mauvais jours dans la commune de St- Gervais ; car il avait refusé le serment. Pension 902,12,7. Tout en se tenant habituellement caché, Vigues ne craignait pas de sortir de sa retraite pour aller administrer les derniers sacrements aux moribonds. Ce n'était pourtant pas sans danger. Il était fait mention de lui dans une chanson de l'époque.
La guillotino
La guillotino
Cal que trabayé aquest'an
Per l'abbat Biguos
Per l'abbat Biguos
Et per Jean Martel lou brigan
Une fois, vers minuit, il entra dans une maison de Villecelle, appartenant à un nommé Etienne Tabarié, dont la femme moribonde l'avait fait demander. Il était accompagné de plusieurs individus, domiciliés les uns à Villecelle les autres au Fraisse. L'abbé administra les derniers sacre-