‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 50 sur 324 · I. Les Cmsiitutionnels · texte numérisé non relu

I. Les Cmsiitutionnels

pouvoir commencer à dix heures, il lui fallait attendre une heure et plus.

Cependant la nation demanda un nouveau serment (celui de haine à la royauté et à l'anarchie). Appelés le même jour, Payen, Conte, Rolland, Couaix et quelques autres qui avaient déjà fait le premier serment (à la Constitution), voyant leurs pensions mal payées et leur casuel supprimé, s'empressèrent de se soumettre à ce quon leur demandait.

Moins courageux en cela qu'un modeste cordonnier qui cumulait son état avec les fonctions de sonneur du clocher de Saint-Etienne, et auquel on n'avait pas encore demandé le serment en qualité de fonctionnaire public, (Un sonneur de cloche fonctionnaire public !) c'était la première fois qu'on lui imposait cette formalité. « Tout citoyen, dit-il alors à haute voix, doit être libre de suivre ses opinions religieuses. Jusqu'à ce moment j'ai rempli avec exactitude les fonctions dont je recevais les émoluments ; mais, maintenant, puisqu'on veut m'imposer le serment, sous peine de perdre ma place, je refuse de le prêter, parce qu'il ne s'accorde pas avec mes opinions religieuses, et je renonce à mes fonctions de sonneur ! » Belle leçon de courage qui ne profita pas aux lâches jureurs !

Le dernier acte couché par Payen sur les registres de la paroisse Saint-Etienne porte la date du 20 décembre 1791. Tous les registres furent arrêtés par trois officiers municipaux et le greffier, puis envoyés au Directoire du district de Béziers (23 juillet 1793).

Payen mourut à Agde 3 vendémiaire an X (25 septembre 1801). Aussitôt, douze citoyens s'empressèrent de faire parvenir à Tévêque Rouanet une lettre commune, non pas tant pour lui annoncer le décès que pour s'opposer à la nomination d'un certain prétendant à la cure devenue vacante.

Cf. Arch. de l'Hérault, V. Tolice du Culte ; — Ms. de l'abbé de Gohin.

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