‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 77 sur 324 · LAUGIER · texte numérisé non relu

LAUGIER

desservant de Juvignac, se rend à Montpellier, pour « remettre ses lettres de prêtrise et abjurer son charlatanisme » (23 ventôse an 11,12 mars 1794).

Cf. Froc. verh. IV.

V Ancien Clergé au tHocèse de Montpellier,

LAUSSEL (François-de-Sales-^tiguste)^

né à Gignac, en 1757, avait professé avec distinction l'histoire, les belleslettres et les sciences. Il se fit ordonner prêtre, fut pendant quelque temps vicaire, puis revint à l'enseignement. En 1789, il adopta avec chaleur les idées nouvelles, devint en 1793 commissaire de la Convention à Lyon, où il épousa une ancienne religieuse, nommée Elisabeth Pomier, devint juge de paix à Gignac, son pays natal. Ayant perdu sa place, Laussel fonda une pension dans cette ville et dirigea ensuite le collège de Clermont-l'Hérault. Sous la Restauration, il fut emprisonné pendant quelque temps au fort de Besançon et passa le reste de sa vie à Gignac. Il mourut en 1828.

Le dictionnaire de Pierre. Larousse lui consacre les lignes suivantes : tt C'était un homme d'uç esprit original, gai, mordant, frondeur et même méchant. Il composa en français et en languedocien un grand nombre de chansons satiriques, de contes malins, d'épigrammes mordantes qui eurent beaucoup de succès. Ces productions pleines de verve et d'esprit, sont écrites dans un style souvent incorrect et abondent en détails licencieux. Sa chanson intitulée : Douctou Lourdas et imprimée dans la Bouillabaïsso de Desannat est extrêmement populaire dans le Languedoc . Il existe un recueil inédit, contenant vingt-trois chansons et contes patois de Laussel, douze pièces en français et le Grand Dragon de Mosccmiey comédie en trois actes et en vers.»

Moquin-Tandon, de Montpellier, lui a donné un long article dans la Biographie universelle de Michaudy (tome XXIII, page 283).

Cf. F. Saurel, Hist. relig., III, 49.

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