LÉGER
Deux prêtres constitutionnels de ce nom : 1° Pierre-Laurent dont il est longuement parlé dans ootre Histoire religieuse du Département de VHérault pendant la Révolution, Vicaire épiscopal de Fonderons, reçu pénitent bleu avec lui, le 28 juin 1791. Remit ses lettres de prêtrise, renonça à son
ïn. Les %Âpostats.
« métier de prêtre » se maria et reçut un emploi dans les bureaux du ministère de la Guerre. Décédé à Paris, en' 1814.
2° Jean-tAuguste^ également vicaire épiscopal de Pouderous, livra ses lettres de prêtrise au District de Béziers (6 décembre 1793). Leur pension avait été fixée à 2.400 livres pour le premier et 2.000 pour le second.
Cf. Proc. verb. IV, 369.
LENTHÉRIC (Joseph),
né vers 173 1, curé de Mèze, n'appartenait point par sa naissance au diocèse d'Agde : il était curé d'une toute petite paroisse du diocèse de Béziers, où il se rendait seulement pour les dimanches et fêtes. Sa résidence habituelle était Pézenas, où on le voyait de bon œil à cause de la régularité de sa conduite et de son caractère franc et ouvert. Sa congrue l'obligeait à vivre modestement. Il était cependant gradué, et comme il avait notifié ses grades à M. de Saint-Simom, il fut appelé à la cure de Mèze, dont la collation appartenait à l'évêque d'Agde. M. Lenthéric considérait ce prélat comme,son bienfaiteur et lui fut d'abord très attaché; mais cette reconnaissance dura peu; il prêta facilement et en public le serment à la constitution civile du clergé. Mettant ainsi une bien grande différence entre sa conduite et celle de son bienfaiteur. On le vit, à partir de sa prévarication, se mettre en fréquent rapport avec l'évêqueintrus et les prêtres jureurs, puis livrer ses lettres de prêtrise au District de Béziers. Sa pension fut réglée à 1800 livres. Malgré son apostasie, il exerçait le culte à Mèze (12 vendémiaire an VI, 3 octobre 1797).
Cf. Arch. de l'Hérault, L. 443 bis et 446.
MARTIN (Lylaric),
ex-curé de Neffiès, livra ses lettres de prêtrise au District de Béziers.
MARTIN (Joseph),
ci-devant Cordelier, « remet ses lettres de prêtrise à l'Assemblée admi-
3] l'aMCSM CLXROt DU DIOCàSX DE MOXTPXLLUR.
L'Ancien Clergé du Ùiocèse de Montpellier,
nistrative et sa déclaration comme il renonce à l'état de prêtre (24 novembre 1793).
Cf. Proc. verh, IV, 306.
MONSERVIN {^ntoine-%aymond),
né à Carpentras, le 8 avril 1746, prêtre, instituteur public à Montpellier, prête le serment constitutionnel dans l'église de Notre-Dame-des-Tables, le 20 février 1 791. Le District de Montpellier, réuni à la Mairie le nomme curé de Castelnau (9 mars 179 1). Il est installé dans l'église de Gistelnau le dimanche 8 mai suivant. Pendant la messe, il monte en chaire et renouvelle son serment. Dans la suite, il prête tous les autres serments. Il déclare enfin devant l'Assemblée administrative qu'il renonce à l'état de prêtre et remet à cet effet ses lettres de prêtrise (26 novembre 1793).
Cf. TrocèS'Verbaux de V Assemblée administrative, IV, 315; — F. Saurel, Hist. reîig,, p. 46.
MONTELS (Louis),
né et résidant à Gignac, prête le serment constitutionnel. Déprêtrisation à Lodève, le 28 novembre 1793. Il n'exerce plus le culte (Gignac, 2 vendémiaire an VI, 23 septembre 1897).
Cf. Arch. de l'Hérault, L. et Proc, verb. IV, 330.