‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 89 sur 324 · IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi · texte numérisé non relu

IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi

^4 MI EL [Louis),

vicaire de l'abbé Massip à Saint-Chinian, parfaitement uni de sentiments avec lui, l'accompagna au greffe de la mairie et signa la déclaration par laquelle ils promettaient le serment du 12 février 1791. Mais à peine sortis de la maison commune, Amiel, saisi d'un remords, revint au greffe, disant qu'il n'hésitait pas à obéir à sa conscience, qui ne lui permettait pas de faire un serment qu'il violerait plus tard, et qu'il regrettait de ne pouvoir tenir sa promesse et montrer son dévouement à l'État. Il continua néanmoins de servir, sous la direction de son curé, la paroisse de Saint-Chinian, dont l'église demeurait ouverte, même sous la Terreur. Il ne faisait aucun cas des déclamations des orateurs du Club et résistait avec calme aux troubles que des émissaires cherchaient à apporter dans le lieu saint. « Nous ne sommes pas ici, leur disait-il, dans une maison où on délibère ». Les espions eurent le bon esprit de ne pas donner à l'assistance la peine de le chasser. Toutefois, les tapageurs allèrent se plaindre au Club, lequel décida que le vicaire était jaloux de la Société populaire, et donna ordre au Comité de sur\'eillance de fliire son rapport « sur la conduite de ce prêtre qu'il fiillait dénoncer ». Obligé de céder devant la force, Louis Amiel prit le chemin de la déportation.

Cf. Delouvrier, Hist. de Saiut-Chiniatiy pp. 283 01285.

^M)ABRE (Gaspard),

né à Montpellier vers 1732,- curé de Castelnau. Pension 5C0 livres. Il prit à Montpellier un passe-port pour l'Espagne (5 vendémiaire an VI, 26 septembre 1797). Au 18 brumaire, l'église de Pignan étant devenue la propriété de cinq particuliers, l'abbé Andabre, de leur consentement, y exerça le culte catholique, après avoir fait sa soumission à la Mairie (28 thermidor an IX, 16 août 1801).

Cf. Arch. de l'Hérault. V , Police du Culte ; — Hist. rel. du Département de VHérault,

^NDRAL (Joseph),

Curé de Saint-Martial, dans le canton de Saint-Pons, refusa le serment et se déporta.

Cf. Delouvrier, op. cit., p. 285.

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