IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Poi
Lors du Concordat, Arnal fut chargé de rétablir le culte catholique àAlignan. EndSoj, il fut nommé curé de Servian, avec looo fr. de traitement et 266,66 de pension. Il conserva ce poste jusqu'à sa mort (13 juillet 1840). Pendant les 36 années de son apostolat aumillieu de la population chrétienne de Servian, il sut s'acquérir Testime de tous les gens de bien. Le jour du 50*" anniversaire de sa mort, un service solennel fut célébré, dans son ancienne église paroissiale, pour le repos de son âme et, le lendemain jour de Dimanche, à l'issue des vêpres, une absoute fut donnée sur sa tombe. Arnal était chanoine honoraire.
(Arch. de l'Hérault, L. 440. — VOrdo de 1807). — Le Journal V Eclair, Arch. de l'Evêché Tableau du Clergé p. 253.
ARNAUD (Jacques),
né le 20 mai 1764, prêtre, condamné à être déporté à Cayenne, le 24 avril 1793
Après le rétablissement du culte, succursaliste d'abord au Causse de la Selle (canton de Saint-Martin-de-Londres), puis à Mourèze et Villeneuve (canton de Clermont), enfin à Teyran, (canton de Castries). Pension : 266 fr. 66 c.
Cf. Arch. deTEvôché,
^RRAZA T ^Barthélémy),
prêtre doctrinaire et bénéficier de la cathédrale de Lodève, était appelé Perette (petit Père), à cause de l'exiguité de sa taille et de la délicatesse de sa constitution, si bien qu'on avait dû par deux fois, ajourner son ordination à la prêtrise.
A la Révolution, il se tint longtemps caché à Lodève; mais il se vit enfin, malgré son grand-âge, contraint de prendre un passe-port pour se rendre à la maison de Réclusion de Montpellier (9 vendémiaire an VI, 30 septembre 1797). Rendu à la liberté, « il fut, au dire des documents
V Ancien Clergé du Diocèse de Montpellier,
officiels de l'époque, un des premiers à exercer le culte et à fanatiser les esprits w.
Dès la conclusion du Concordat, il s'inscrivit comme étant d'avance dans la communion du nouvel évêque (13 messidor an X, 2 juillet 1802). Mgr Rollet lui confia les modestes fonctions d'aumônier des religieuses Ursulines de sa ville natale. Ce pieux Confesseur de la Foi mourut le 9 mars 18 16, dans la quatre-vingt-dix neuvième année de son âge, d'une chute qu'il fit en allant a l'église Saint-Fulcran.
Cf. Lazaire, Elo;re de ^Qr âe Futneî. Arch. de T Hérault, série L.
f^RRAZAT (Etienne Fnlcrand), dit le pire Etienne,
né à Lodève le 28 février 1785, était le neveu du Peretle Arrazat.
Il fut déporté d'Agde à Nice le 12 août 1792. Rentré dans son pays natal, il s'y tint caché, jusqu'au moment où le lieu de sa retraite étant découvert, on l'en tira dans une balle de foin et on le transporta dans une autre maison . Malgré les recherches incessantes dont il se savait l'objet il ne craignait pas de s'exposer pour le salut des âmes, et d'aller sous divers costumes d'emprunt visiter les pauvres et porter les sacrements aux malades. C'est de tous les prêtres de Lodève celui qui s'est le plus dévoué durant les mauvais jours.
A la restauration du culte il reçut dans sa maison Tévèque Rollet et, à son occasion, offrit à dîner à tous les ecclésiastiques de Lodève échappés à la tourmente révolutionnaire ; mais il refusa de s'asseoir lui-même à table, disant qu'il serait très honoré d'être le serviteur des serviteurs de Dieu. Il remplissait à cette époque les fonctions de vicaire à Saint-Fulcran, avec M. Réveillon. Etant Tun et l'autre animés d'un zèle ardent et éclairé, ils aidèrent puissamment l'archiprêtre Lavit à faire le bien. Nommé aumônier de l'hôpital de Lodève en 1829, il s'estima très heureux de pouvoir se consacrer tout entier et sans réserves aux malades et aux malheureux.