‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 103 sur 355 · IbûL · texte numérisé non relu

IbûL

2. Alors prieuré des Bénédictins, auxquels ont succédé les Carmélites, en 1604, et où elles sont encore, rue Denfert-Rochereau. V. Lebeuf, Hisu du Dioc. de Parût t. II, p. 59 et 78, édit. Gocheris.

collège d'HincouRT, avec la même solennité qu'au départ1» Tout s'était passé en bon ordre; mais il n'en sera pas toujours ainsi : le Pré-aux-Glercs deviendra bientôt le théâtre d'événements moins pacifiques.

Benoist de La Noue, qui succéda à Guillaume Duchesne, n'administra que trois ans le collège d'HARcouRT (1527-1530). Son nom figure cependant dans un certain nombre de documents. Ainsi il est question de lui dans le factum des fondations que nous avons mentionné si souvent. Il y est qualifié de « boursier, docteur en théologie, ensuite grand pénitencier de l'Église d'ÉvREUx et proviseur du collège d'HARcouRT * » . La liste. des proviseurs conservée aux Archives nationales l'attribue au diocèse de Rouen, ce qui ne semble pas d'accord avec son titre de grand pénitencier d'ÉvREUx. L'un cependant n'exclut pas l'autre, et, dans ce dernier cas, il aurait été attaché à l'Église d'ÉvREux sous l'épiscopat d'Ambroise le Teneur, le dernier prélat nommé par le chapitre de ce diocèse avant le concordat de Léon Xs. Toutefois, comme nous trouvons une localité du nom de La Noue dans l'Eure, h 4 kilomètres d'ÉvREUx, nous pensons que la liste des Archives est encore erronée sur ce point, et que notre proviseur était du diocèse d'ÉvREux, et non du diocèse de Rouen.

Le nom de Benoist de La Noue se rencontre encore dans un acte du 4 octobre 1529. Il s'agit d'un contrat de vente de deux arpents et demi de vignes, en plusieurs pièces, situés au territoire d'ARcuEiL, et cédés par Eustache Laisne et sa femme Colette à « Messieurs du collège d'HARcouRT », moyennant 12 ccus 10 sols de rente pendant la vie de Laisne et de sa femme ou de leur survivant4. 11 parait qu'à cette époque les vignobles des environs de Paris avaient meilleure réputation que ceux de Suresnes aujourd'hui. Les vignes d'AftcuEiL étaient même fort estimées, puisqu'elles fournis-

1. Du Boulay, Hist. Univ. Paris., t. VI, p. 187. — Crévier, Hist. de Y Univ., t, V, p. 193.

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