Bib. Sorb., U. 132, n° 3, p. 8 et
que nous avons dit des deux maisons du collège d'HARcouRT. « On peut aisément comprendre que la Salette d'Har court « touchait les classes des grammairiens et les écoles des « théologiens, en se souvenant que le collège d'HARcocRT « était composé de deux maisons, dont Tune était appelée le • collège ou le côté des théologiens, et Vautre le collège ou le « côté des grammairiens; et que les classes de grammaire « et des arts, au lieu qu'elles sont aujourd'hui (1666) dans le « côté des théologiens, étaient dans celui des grammairiens, « comme aussi la grande salle (aula), où les théologiens en- « seignaient publiquement la théologie, et où ils faisaient « leurs disputes, leurs actes et paranymphes\ ce qui se voit « par les comptes des siècles précédents. La rue de la Harpe, « qui est entre ces deux côtés, n'empêchait pas que les théo- « logiens ne passassent dans le côté des grammairiens pour « aller en la grande salle, comme les grammairiens traver- « saient la rue pour venir à la chapelle, située sur le côté des « théologiens, commune à l'une et à l'autre maison. Cette « Salette était tellement du dedans du collège des grammai- « riens qu'elle était presque toujours mise en la recette des « logements de l'enceinte du collège, et elle n'était que très « rarement comprise sous le titre de recepta locationum « domorum extra collegium, quand elle a été louée au « profit du collège, depuis que les proviseurs aimèrent « mieux habiter dans la grande maison des théologiens*. » Nous verrons plus tard que Ton établira un passage voûté au-dessous de la rue de la Harpe, pour communiquer entre les deux maisons, sans avoir besoin de sortir du collège.
Nous apprenons aussi qu'Etienne Le Roux louait au collège, près de cette Salette d'Harcourt*, des chambres pour y installer des pensionnaires à son profit. Les comptes des années 1555 à 1557 rapportent qu'il payait pour ce
1. On appelait ainsi le discours solennel que Ton prononçait à la fin de chaque licence, et dans lequel on faisait l'éloge des nouveaux gradués. (Littrô.)