‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 114 sur 355 · De corrupti sermonis emendatione, cap. xxxviu · texte numérisé non relu

De corrupti sermonis emendatione, cap. xxxviu

troisième. Les externes ne sonl tenus qu'à un quart d'écu, et les pauvres à rien du tout. Mais cette règle ne fut pas longtemps en vigueur, car à la fin du xvie siècle, chacun finissait par donner ce qu'il voulait au régent. D'autre part, les principaux de collèges, devaient, en outre de cette rétribution mensuelle, payer aux régents un honnête salaire prélevé sur ce qu'ils recevaient eux-mêmes des pensionnaires pour la location des chambres et leur nourriture. Mais il arrivait que les principaux, spéculaient sur les régents. Gomme le choix de ces régents dépendait des principaux, il y avait des régents qui leur offraient de l'argent ou acceptaient les plus maigres salaires pour être placés dans leurs collèges1.

C'est que le plein exercice avec tout cet ensemble de classes, de professeurs, de pensionnaires, ne s'est pas établi sans obérer un peu les finances des collèges, réduire les bourses ou en changer la destination. De là encore les modestes honoraires accordés aux régents, dont les reproches de lésinerie adressés au principal Jean Alain par le régent Denys Gallet nous offrent un premier témoignage. Nous en trouvons un autre dans le livre de du Breul, où il nous dit au sujet du collège

d'HARCOURT :

« Comme les charges sont très grandes et le revenu assigné « pour les entretenir, faire et accomplir, fort petit, on est sou- « vent contraint de modifier sur la rigueur dudit statut, * mesme de divertir presque tout le revenu dudit collège, a qui est affecté à l'entretien de certain nombre de pauvres « estudians, qui doivent, pour la pluspart, eslre prins des sus- » dits quatre diocèses aux frais de l'exercice des classes « d'humanité et philosophie. Lequel a toujours flory depuis « que telle manière d'enseigner (incogneuê aux premiers fon- « dateurs des plus anciens collèges de Paris) a esté introduite < et restreinte en plusieurs collèges de l'Université. Et ainsi « n'estant le collège de IIarcour fondé pour y avoir exercice « de classes, non plus que tous les autres fondez avant les « cent cinquante ans derniers, ce que l'on employé pour

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