‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 133 sur 355 · Crôvier, Hist. de VUniv., t. VI, p · texte numérisé non relu

Crôvier, Hist. de VUniv., t. VI, p

« pour chacune des années suivantes, à un professeur de « l'Université, qui s'obligeait, durant le temps de son bail, de « faire valoir, en qualité de principal des artistes, l'exercice « des lettres et de fournir de régens, nourrir les petits bour- « siers, Jes portionistes et les caméristes du collège, selon les « statuts de l'Université ; de nourrir lesdils petits boursiers « de mesme façon que les petits portionistes et rendre à la fin « de son terme les logemens en bon estât et les meubles à « l'exception de l'usure raisonnable1. » Nous connaissons le nom de l'un de ces principaux à louage. Voici ce que dit un autre factum : « Bail fait par le proviseur, les boursiers théo- « logiens, artistes et grammairiens, le 18 juillet 1569, à « maistre François Chaussier, principal à louage, par « lequel lui est baillée la maison d'iceluy collège d'HAR- « court, où sont les escoles esquelles sont faites les actes « publics en théologie assises en cette ville de Paris, rue des « Maçons2. »

Quelles étaient les conséquences de cette introduction, au collège d'HARcouRT, des principaux à louage et étrangers à la maison? Voici ce qui nous est signalé : « Durant cette cor- « ruplion des principaux à louage, il n'y eut dans le collège « que dissensions, débats, querelles et procès entre les « principaux, les régens et les boursiers; on en vint aux « mains jusqu'à effusion du sang. On trouveroit à peine un « seul de ces principaux qui ait passé deux ans en l'exercice; « quand ils avoient achevé la première année, en laquelle ils a ne payoient point le louage, ils pensoient à changer de logis ; « ces changements troubloient toute la discipline scholasa tique, ruinoient les régens et les estudes des escoliers et le « public éloit mal servi3. »

C'est pour faire cesser ces désordres que Henri III, qui avait succédé à son frère Charles IX, rendit à Blois les ordonnances de 1579. Ces ordonnances avaient été précédées par la tenue

Page 1